Revoir un programme tv en replay et en streaming
Voir en replay sur Public Sénat
Public Sénat Diffusion Diffusé le 01-05-13 Durée : 59min
  • aucun (0 vote) Note : -/5 | 0 vue
    Votre avis :
    • Bof
    • Moyen
    • Pas mal
    • Bien
    • Excellent !

    Autres programmes :
    Résumé

    A mi-mandat après deux mois de travaux, la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte contre le dopage estime contribuer "à lever le couvercle de la marmite" et se dit confiante dans sa capacité à transformer en lois ses conclusions. Un sujet tabou qui fait beaucoup parler, mais où ceux qui parlent vraiment craignent d'en dire trop: voilà la tâche délicate à laquelle sont confrontés les sénateurs de la commission d'enquête depuis le début mars et les premières auditions. "On a parfois le sentiment que les personnes auditionnées se sont auto-censurées", explique Jean-Jacques Lozach (PS), à l'initiative de cette commission présidée par Jean-François Humbert (UMP) et dont il est le rapporteur. Le résultat n'est pas nul, on a eu des informations sur ce qui se passe à l'intérieur d'un club, d'une fédération, mais parfois les personnes sont restées bloquées. Elles se sont fixé des limites sur le côté scoop ou révélations, ayant peur de se mettre en danger par rapport à ce qu'elle représentent à l'intérieur des fédérations concernées, ou ne voulant pas se mettre en difficulté par rapport à d'autres sports", développe-t-il. Ce sont les limites de l'exercice. Malgré la prestation de serment qui oblige à dire la vérité, la chape de plomb reste solide. Mais l'essentiel est ailleurs. "Je constate que cette commission ne passe pas inaperçue. Il y a des réactions en chaîne, des effets dominos. La parole se libère un peu. C'est bien". La plupart des séances étant publiques - sauf pour les plus sensibles comme les douanes ou Didier Deschamps mercredi - les travaux ont parfois reçu un écho inattendu. "Plus les jours passent et plus j'en suis persuadé: cette commission d'enquête était légitime et même nécessaire pour faire avancer la cause du combat antidopage. Ce type d'initiative contribue à lever un peu le couvercle de la marmite." D'autant que le spectre des auditionnés et des sports passés à la loupe est large. "Ce n'est pas tellement une réflexion par discipline sportive qui nous a menés à ce panel. C'est plutôt une répartition par angles d'attaques différents et complémentaires. Encadrement technique, encadrement médical, les pratiquants, les dirigeants de fédération, la dimension internationale, la lutte contre les trafics illicites. On a multiplié les approches plutôt que se dire on va faire tel sport", estime M. Lozach. Le budget de 70.000 euros qui a été alloué à la commission est supérieur à la moyenne (30.000 euros, même si cela est très variable). Mais il s'explique par la dimension internationale du sujet. Les sénateurs seront ainsi la semaine prochaine aux Etats-Unis, à Colorado Springs, pour rencontrer l'agence américaine antidopage (USADA) dont le directeur -Travis Tygart, le tombeur de Lance Armstrong- était auditionné jeudi. "Nous serons la semaine suivante en Suisse pour rencontrer notamment (Michel) Platini à l'UEFA, peut-être (Sepp) Blatter à la Fifa. Il y a aussi une antenne de l'Agence mondiale antidopage (AMA) et les sièges de l'UCI et du CIO", explique M. Lozach. La semaine se terminera par un passage en Espagne, avec des rencontres avec le ministre des Sports et le président du Comité olympique espagnol. "L'Espagne sera aussi à ce moment-là en plein débat législatif sur une loi sur le dopage", note le rapporteur. Ca tombe bien, influer sur le travail législatif est l'objectif final de cette commission. "Là où je suis confiant c'est que j'ai la certitude qu'on sera en mesure de faire des propositions", affirme le rapporteur. "Cette commission arrive au bon moment puisque dans quelques mois il y aura en France la loi cadre sur la modernisation du sport avec un volet dopage. Sans parler du soutien à l'action de Valérie Fourneyron au sein de l'AMA (représentante de l'Europe au sein du comité exécutif)". Les auditions vont se poursuivre jusqu'à la mi-juin. Le rapport final sera remis "la 3e ou 4e semaine de juillet".

    Séance (1107 vidéos)
    A mi-mandat après deux mois de travaux, la commission d'enquête du Sénat sur l'efficacité de la lutte contre le dopage estime contribuer "à lever le couvercle de la marmite" et se dit confiante dans sa capacité à transformer en lois ses conclusions. Un sujet tabou qui fait beaucoup parler, mais où ceux qui parlent vraiment craignent d'en dire trop: voilà la tâche délicate à laquelle sont confrontés les sénateurs de la commission d'enquête depuis le début mars et les premières auditions. "On a parfois le sentiment que les personnes auditionnées se sont auto-censurées", explique Jean-Jacques Lozach (PS), à l'initiative de cette commission présidée par Jean-François Humbert (UMP) et dont il est le rapporteur. Le résultat n'est pas nul, on a eu des informations sur ce qui se passe à l'intérieur d'un club, d'une fédération, mais parfois les personnes sont restées bloquées. Elles se sont fixé des limites sur le côté scoop ou révélations, ayant peur de se mettre en danger par rapport à ce qu'elle représentent à l'intérieur des fédérations concernées, ou ne voulant pas se mettre en difficulté par rapport à d'autres sports", développe-t-il. Ce sont les limites de l'exercice. Malgré la prestation de serment qui oblige à dire la vérité, la chape de plomb reste solide. Mais l'essentiel est ailleurs. "Je constate que cette commission ne passe pas inaperçue. Il y a des réactions en chaîne, des effets dominos. La parole se libère un peu. C'est bien". La plupart des séances étant publiques - sauf pour les plus sensibles comme les douanes ou Didier Deschamps mercredi - les travaux ont parfois reçu un écho inattendu. "Plus les jours passent et plus j'en suis persuadé: cette commission d'enquête était légitime et même nécessaire pour faire avancer la cause du combat antidopage. Ce type d'initiative contribue à lever un peu le couvercle de la marmite." D'autant que le spectre des auditionnés et des sports passés à la loupe est large. "Ce n'est pas tellement une réflexion par discipline sportive qui nous a menés à ce panel. C'est plutôt une répartition par angles d'attaques différents et complémentaires. Encadrement technique, encadrement médical, les pratiquants, les dirigeants de fédération, la dimension internationale, la lutte contre les trafics illicites. On a multiplié les approches plutôt que se dire on va faire tel sport", estime M. Lozach. Le budget de 70.000 euros qui a été alloué à la commission est supérieur à la moyenne (30.000 euros, même si cela est très variable). Mais il s'explique par la dimension internationale du sujet. Les sénateurs seront ainsi la semaine prochaine aux Etats-Unis, à Colorado Springs, pour rencontrer l'agence américaine antidopage (USADA) dont le directeur -Travis Tygart, le tombeur de Lance Armstrong- était auditionné jeudi. "Nous serons la semaine suivante en Suisse pour rencontrer notamment (Michel) Platini à l'UEFA, peut-être (Sepp) Blatter à la Fifa. Il y a aussi une antenne de l'Agence mondiale antidopage (AMA) et les sièges de l'UCI et du CIO", explique M. Lozach. La semaine se terminera par un passage en Espagne, avec des rencontres avec le ministre des Sports et le président du Comité olympique espagnol. "L'Espagne sera aussi à ce moment-là en plein débat législatif sur une loi sur le dopage", note le rapporteur. Ca tombe bien, influer sur le travail législatif est l'objectif final de cette commission. "Là où je suis confiant c'est que j'ai la certitude qu'on sera en mesure de faire des propositions", affirme le rapporteur. "Cette commission arrive au bon moment puisque dans quelques mois il y aura en France la loi cadre sur la modernisation du sport avec un volet dopage. Sans parler du soutien à l'action de Valérie Fourneyron au sein de l'AMA (représentante de l'Europe au sein du comité exécutif)". Les auditions vont se poursuivre jusqu'à la mi-juin. Le rapport final sera remis "la 3e ou 4e semaine de juillet".


    Écrire un commentaire

    En cliquant sur le bouton 'Publier', j'accepte la charte Télé 7 Jours Replay.

    Les derniers programmes Séance

    Les derniers programmes Magazines mis en ligne

    • Magazine

      Enquêtes criminelles

      Affaire Benaym : la veuve et le jardinier / Affaire Roman

      Voir en replay sur W9
      (Attention, l’accès à ce programme nécessite d’avoir un compte (gratuit) sur 6Play)
      Affaire Benaym : la veuve et le jardinier Le 28 juillet 2014, au petit matin, Bernadette Benaym, 67 ans, est retrouvée gisant dans une mare de sang, sur la terrasse de son immense villa de Roquebrune-sur-Argens. Elle a été poignardée à plusieurs reprises avant d'être égorgée... Pour les enquêteurs, la réponse se cache du côté de la vie privée de la victime : la veuve collectionnait les amants. Parmi eux, Hervé Robino, son jardinier. Les gendarmes apprennent que Pascale, l'épouse d'Hervé, avait découvert le pot aux roses et proférait des menaces de mort à l'encontre de sa rivale. La femme bafouée aurait-elle mis ses menaces à exécution ? Interrogée, elle nie toute implication et ses proches lui fournissent un solide alibi pour la nuit du crime. Alors les gendarmes feraient-ils fausse route ? Affaire Richard Roman Un joli village des Alpes-de-Haute-Provence. Une fillette qui joue devant le café que tient son papa. Une image de bonheur en cette fin juillet 1988. Mais la quiétude de La Motte-du-Caire va être bouleversée. Et pour très longtemps. Céline Jourdan, 7 ans, disparait. Le lendemain, son corps violé et sans vie est retrouvé dans un taillis. Rapidement, deux marginaux avouent le meurtre de la petite fille et pourtant nous ne sommes qu'au début d'une affaire hors norme qui va déchaîner les passions. L'opinion réclame un châtiment exemplaire. Mais des années plus tard, une autre vérité va éclater…
    • Magazine

      Indices

      3x03 Guetapens fatal pour la joggeuse

      Voir en replay sur Numéro 23
      Face à un crime, une seule solution pour les enquêteurs : faire parler les indices ! Le crime parfait n’existe pas. Agression, enlèvement, meurtre… le responsable laisse toujours des traces derrière lui, aussi infimes soient-elles. Ces indices, c’est aux enquêteurs de les recueillir et de les faire parler, grâce aux experts de la police technique et scientifique. Un travail de fourmi long et minutieux, essentiel  pour faire la lumière sur les affaires les plus complexes. A travers les témoignages d’experts mais aussi de proches des victimes, INDICES redéroule le fil d’enquêtes criminelles peu communes, pour que nous puissions enfin comprendre comment elles ont été résolues. 52 minutes Production : Phare ouest Présentée par Elizabeth Tchoungui
    //Google Tag Manager