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Public Sénat Diffusion Diffusé le 08-04-13 Durée : 3h29min
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    Les sénateurs ont rejeté, par 176 voix contre 164, la motion de l'opposition qui visait à soumettre à référendum le projet de loi. Après le discours de Christiane Taubira, la parole était à la droite, vendredi, au Sénat, où s'est poursuivi l'examen du projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Philippe Bas (UMP) a préconisé un référendum. «Cette réforme change la conception légale de la filiation et la notion juridique de la parenté, a-t-il argumenté. Elle laisse croire qu'un enfant peut avoir deux pères ou deux mères et reconnaît une parenté d'intention à l'égal de toutes les parentés.» Pour l'ancien ministre de Jacques Chirac, «il est stupide et insultant de laisser entendre que seule l'homophobie peut expliquer l'opposition à ce texte (¿). Cette police du vocabulaire et de la pensée qui répand le soupçon sur le contradicteur est une méthode sectaire.» S'adressant à la garde des Sceaux, le sénateur UMP a lancé: «Quand la société se divise à ce point, n'essayez pas de passer en force, respectez plutôt que de caricaturer. Depuis des décennies, aucune réforme n'a soulevé une telle opposition populaire, n'a suscité une telle division du pays, au moment même où la France rencontre une grave crise morale.» Selon Bruno Retailleau (UMP), «l'égalité républicaine, c'est traiter de la même façon des situations identiques. Or, un couple de personnes de même sexe, ce n'est pas la même chose qu'un couple de sexes différents», a-t-il argué en se référant à la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Gérard Longuet (UMP) a, lui aussi, défendu le recours au référendum en le comparant à «une respiration. De grands présidents de la République ont utilisé cette respiration référendaire même quand ils n'y étaient pas contraints. Sarkozy ne l'a pas fait et, parfois, je le regrette», a-t-il ajouté. Accusée par la droite d'avoir élaboré son projet de loi sous l'influence d'associations militantes, Taubira a répondu à cet argument en invoquant un précédent historique. «Les revendications peuvent être portées par des groupes de toute sorte, de toute taille. La question est de savoir si elles sont légitimes et fondées, a expliqué la garde des Sceaux. Les alertes peuvent être le fait d'individus: souvenez-vous du citoyen Talma, à l'origine de la définition d'un mariage civil en 1791. L'Église, en effet, refusait de le marier car il était comédien, a-t-elle poursuivi. Nous rétablissons simplement l'égalité: les couples homosexuels ont le droit de se marier, de composer leur famille au même titre que les couples hétérosexuels», a conclu Taubira. Le président de la commission des lois, Jean-Pierre Sueur (PS), a jugé «spécieux» les arguments avancés par la droite pour soutenir qu'un référendum était juridiquement possible sur ce sujet. «Le champ du référendum, étendu en 1995, n'englobe pas les questions de société», a estimé le sénateur du Loiret. «C'est de l'obstruction parlementaire», a renchéri le rapporteur Jean-Pierre Michel (PS).

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    Les sénateurs ont rejeté, par 176 voix contre 164, la motion de l'opposition qui visait à soumettre à référendum le projet de loi. Après le discours de Christiane Taubira, la parole était à la droite, vendredi, au Sénat, où s'est poursuivi l'examen du projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Philippe Bas (UMP) a préconisé un référendum. «Cette réforme change la conception légale de la filiation et la notion juridique de la parenté, a-t-il argumenté. Elle laisse croire qu'un enfant peut avoir deux pères ou deux mères et reconnaît une parenté d'intention à l'égal de toutes les parentés.» Pour l'ancien ministre de Jacques Chirac, «il est stupide et insultant de laisser entendre que seule l'homophobie peut expliquer l'opposition à ce texte (¿). Cette police du vocabulaire et de la pensée qui répand le soupçon sur le contradicteur est une méthode sectaire.» S'adressant à la garde des Sceaux, le sénateur UMP a lancé: «Quand la société se divise à ce point, n'essayez pas de passer en force, respectez plutôt que de caricaturer. Depuis des décennies, aucune réforme n'a soulevé une telle opposition populaire, n'a suscité une telle division du pays, au moment même où la France rencontre une grave crise morale.» Selon Bruno Retailleau (UMP), «l'égalité républicaine, c'est traiter de la même façon des situations identiques. Or, un couple de personnes de même sexe, ce n'est pas la même chose qu'un couple de sexes différents», a-t-il argué en se référant à la jurisprudence du Conseil constitutionnel. Gérard Longuet (UMP) a, lui aussi, défendu le recours au référendum en le comparant à «une respiration. De grands présidents de la République ont utilisé cette respiration référendaire même quand ils n'y étaient pas contraints. Sarkozy ne l'a pas fait et, parfois, je le regrette», a-t-il ajouté. Accusée par la droite d'avoir élaboré son projet de loi sous l'influence d'associations militantes, Taubira a répondu à cet argument en invoquant un précédent historique. «Les revendications peuvent être portées par des groupes de toute sorte, de toute taille. La question est de savoir si elles sont légitimes et fondées, a expliqué la garde des Sceaux. Les alertes peuvent être le fait d'individus: souvenez-vous du citoyen Talma, à l'origine de la définition d'un mariage civil en 1791. L'Église, en effet, refusait de le marier car il était comédien, a-t-elle poursuivi. Nous rétablissons simplement l'égalité: les couples homosexuels ont le droit de se marier, de composer leur famille au même titre que les couples hétérosexuels», a conclu Taubira. Le président de la commission des lois, Jean-Pierre Sueur (PS), a jugé «spécieux» les arguments avancés par la droite pour soutenir qu'un référendum était juridiquement possible sur ce sujet. «Le champ du référendum, étendu en 1995, n'englobe pas les questions de société», a estimé le sénateur du Loiret. «C'est de l'obstruction parlementaire», a renchéri le rapporteur Jean-Pierre Michel (PS).

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      Enquête exclusive

      La face cachée de Rungis

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      (Attention, l’accès à ce programme nécessite d’avoir un compte (gratuit) sur 6Play)
      À Rungis, Noël, c'est la période la plus importante de l'année. Rien qu'au mois de décembre, le plus grand marché de produits frais au monde écoule jusqu'à 150 000 tonnes de marchandises et de produits alimentaires chaque jour, ce qui génère un chiffre d'affaires quotidien d' 1,5 milliard d'euros ! Rungis, c'est une ville dans la ville : 235 ha, 1 200 entreprises, 6 halles et 12 000 employés. Ici, on trouve les meilleurs produits de nos terroirs, mais aussi du monde entier, au meilleur prix. Un grenier exceptionnel qui a ses rites, ses coutumes et ses secrets. À l'approche des fêtes, les caméras d'Enquête Exclusive ont eu accès aux coulisses de Rungis. Nous avons pu suivre, jour et nuit, les grossistes, les acheteurs et les patrons des grands restaurants et nous avons même pu assister à leurs négociations, à l'écart des regards. Mais derrière cette vitrine de la gastronomie, qui fait la fierté de la France, Rungis offre un autre visage. L'abondance et le luxe attirent aussi des chômeurs, des retraités et des sdf, qui viennent faire les poubelles pour trouver de quoi se nourrir. Rungis, ce sont des rythmes de travail infernaux, surtout lors des périodes de réveillon. Parfois, pour tenir le choc et décompresser, certains employés du site consomment un peu trop d'alcool. Et on trouve même sur place du cannabis. Il y a enfin le travail au noir. Quand le marché tourne à plein régime, de nombreuses « petites mains » (souvent des étrangers en situation irrégulière) viennent renforcer les équipes pour transporter les marchandises. À Noël, la police, l'Urssaf et les douanes redoublent de vigilance. Enquête sur les coulisses et la face cachée de Rungis, le plus grand marché de produits frais du monde, comme vous ne l'avez encore jamais vu.
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      Chine : Yiwu, le plus grand marché du monde

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      C'est le plus grand bazar du monde. 100 000 boutiques, ouvertes 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, des centaines de kilomètres de galeries marchandes, le tout rassemblé dans cinq gigantesques halls, sur une superficie vingt-cinq fois plus étendue que le plus gros centre commercial de France. Bienvenue à Yiwu (Chine), la Mecque mondiale du shopping de gros. Un endroit qui n'existe nulle part ailleurs. Une véritable caverne d'Ali Baba, à 250 km au sud de Shanghai, où la planète entière vient s'approvisionner en objets, petits cadeaux et gadgets bon marché. Des jouets pour enfants aux parapluies, des smartphones à prix cassés aux bouillotes en caoutchouc, de la vaisselle en plastique aux bijoux de pacotille. Sans oublier 80% des décorations de Noël. À Yiwu, on achète ces produits en grande quantité - et à bas prix - pour ensuite les exporter partout dans le monde. Sortis des entrepôts gigantesques, ils sont ensuite chargés à bord de milliers de camions qui transportent les containers vers les ports chinois ou les gares ferroviaires à destination de l'Europe, de l'Afrique et des pays du Proche et du Moyen-Orient. Yiwu, c'est aussi la ville chinoise la plus cosmopolite du pays. Toutes les nationalités ou presque y sont présentes : Indiens, Africains, Pakistanais, Saoudiens, Européens... Dans le quartier de Binwang, on parle arabe, on mange hallal, on boit du thé à la menthe et on prie dans la grande mosquée. Il y a également une cathédrale pour les Chrétiens et même des temples. Pour accueillir les acheteurs, on y trouve 800 hôtels, une night-life trépidante, des restaurants pour tous les goûts, le plus grand nombre de voitures de luxe de Chine, etc. Parmi les acheteurs, certains se sont même installés ici. Ils s'appellent Marco, Babacar, Isabelle ou Su ; ils sont Français, Sénégalais ou Chinois. En décidant de tenter leur chance à Yiwu, ils ont réalisé leurs rêves et gagné beaucoup d'argent. Tout est possible dans le centre mondial du commerce. Le meilleur comme le pire : arnaques, malfaçons, objets contrefaits, voire dangereux, et règles commerciales très floues en cas de litige… Plongée à la découverte d'une des villes les plus riches de Chine et de son supermarché géant, le plus grand bazar de la planète.
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