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M6 Diffusion 16-07-18 à 00:50 Durée : 2h
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    Pour deux familles sur trois qui partent en voiture en vacances, l´aire d´autoroute, c´est toujours l´arrêt bienvenu : pause détente ou toilette, café ou snack sur le pouce, on a tous des raisons d´y faire une halte ! Mais de moins en moins pour faire le plein d´essence, avec des voitures plus autonomes... Du coup, les sociétés d´autoroute tentent un nouveau pari : transformer leurs aires en mini centres commerciaux avec des enseignes comme Paul, Starbucks, mais aussi Fnac, Darty ou La Grande Récré ! Quelle sélection de produits de ces enseignes de centre-ville est proposée et à quel prix ? Jusqu´où l´offre de services s´est-elle modernisée pour nous inciter à s´arrêter, rester, voire consommer plus ? Ce pari de zone shopping et loisirs est-il payant ? Avec quelle offre alternative des hôteliers-restaurateurs auvergnats comptent-ils ravir des aires aux géants qui trustent ces concessions très rentables ?

    Capital (56 vidéos)
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    Pour deux familles sur trois qui partent en voiture en vacances, l´aire d´autoroute, c´est toujours l´arrêt bienvenu : pause détente ou toilette, café ou snack sur le pouce, on a tous des raisons d´y faire une halte ! Mais de moins en moins pour faire le plein d´essence, avec des voitures plus autonomes... Du coup, les sociétés d´autoroute tentent un nouveau pari : transformer leurs aires en mini centres commerciaux avec des enseignes comme Paul, Starbucks, mais aussi Fnac, Darty ou La Grande Récré ! Quelle sélection de produits de ces enseignes de centre-ville est proposée et à quel prix ? Jusqu´où l´offre de services s´est-elle modernisée pour nous inciter à s´arrêter, rester, voire consommer plus ? Ce pari de zone shopping et loisirs est-il payant ? Avec quelle offre alternative des hôteliers-restaurateurs auvergnats comptent-ils ravir des aires aux géants qui trustent ces concessions très rentables ?

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      Capital

      État des routes, 80 km/h, radars : enquête sur le vrai prix de notre sécurité routière

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      Panneaux 80km/h : le coût de la réforme dépasse-t-il les bornes ? Depuis le 1er juillet dernier, c'est la réforme qui divise les Français : la limitation de vitesse qui passe de 90 à 80 km/h sur 400 000 kms de routes départementales. D'un côté, les partisans de la sécurité routière qui espèrent une baisse sensible du nombre d'accidents ; de l'autre, des automobilistes, surtout en milieu rural, qui y voient un frein à l'activité et même parfois un danger supplémentaire. Une chose est sûre : changer ou installer 20 000 panneaux, cela demande un sacré budget : au bas mot cinq millions d'euros, financés par nos impôts. Alors combien coûte réellement un panneau de signalisation et qui profite de ce marché tombé du ciel ? D'un département à l'autre, cette dépense est-elle bien maîtrisée, ou se peut-il que nos élus soient tombés dans le panneau… de prix gonflés ? Sécurité routière : les radars sont-ils vraiment efficaces ? Depuis la limitation de vitesse à 80 km/h, les flashs n'ont jamais autant crépité sur les routes concernées : deux fois plus cet été que l'été dernier ! Et pourtant la route continue de tuer chaque année : 3 700 personnes ont perdu la vie et 77 000 ont été blessées en 2017. Alors les radars sont-ils vraiment placés aux endroits les plus dangereux ou bien à ceux qui rapportent le plus ? Ces « tirelires » qui ont rapporté un milliard l'an dernier auraient pourtant dû récolter beaucoup plus d'argent. Alors comment l'État s'y prend-il pour obliger les automobilistes en infraction à payer leurs amendes ? Ponts, routes : budgets en baisse, danger au tournant ? À Gênes (Italie), l'effondrement d'un pont autoroutier, qui a fait 43 morts le 14 août dernier, est encore dans toutes les têtes. Un tel drame pourrait-il se produire en France ? Possible car la France n'investit plus assez dans son réseau routier et les conséquences sont désastreuses. Plus de 2 000 kms de voiries sont très dégradés, et 7% des ponts nécessiteraient des travaux urgents. Pour entretenir les routes nationales, l'État consacre 800 millions d'euros par an mais il en faudrait plus d'un milliard. De leur côté, communes et départements ont eux aussi de plus en plus de mal à entretenir leur million de kilomètres de routes, mettant en péril la vie économique de certains villages. Quels sont les risques pour les usagers de ces routes abîmées ? Comment sont contrôlés nos ouvrages d'art ? Comment les communes traquent-elles leurs nids de poule ? Accidentés de la route : comment les assurances indemnisent les victimes de la route ? L'an passé, huit millions de sinistres automobiles ont eu lieu sur nos routes. Si les accidents corporels ne comptent que pour 2% du total, ils représentent plus d'un tiers des indemnisations : six milliards d'euros ! Quand le drame survient, les victimes sont propulsées dans une grande incertitude financière, dans l'attente d'une indemnisation. Expertises médicales, jurisprudence, comment les compagnies font-elles leurs calculs ? Sommes-nous tous égaux face à des entreprises qui doivent par ailleurs préserver leurs marges ? Et certaines sont-elles plus généreuses que d'autres ? Pour cette enquête, Capital pénètre les coulisses d'un service hautement confidentiel, en charge des indemnisations corporelles dans une grande compagnie d'assurance.
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      Capital

      Industriels contre artisans : la guerre du frais est déclarée

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      Pain artisanal ou industriel : la guerre des boulangers est déclarée ! « Il n'y a pas de boulanger dans votre quartier, dans votre village ? Dans vingt ans quand vous vous direz "Tiens je vais acheter un gâteau pour fêter l'anniversaire de mon petit", ben non il n'existera plus le boulanger, parce que vous l'aurez tué le boulanger ! » En octobre dernier, le coup de gueule et cri du cœur de Jordan Lecestre, boulanger dans le Tarn-et-Garonne, posté sur Facebook, est vu plus d'un million de fois. Chaque jour, ce sont trois boulangeries qui ferment en France. Car les 32 000 boulangeries artisanales sont de plus en plus confrontées à une concurrence infernale : après les rayons boulangeries des grandes surfaces, ce sont aussi plus de 4 000 boutiques sous enseigne de chaînes comme La Mie Câline, Ange, Feuillette, Marie Blachère ou Firmin qui grignotent le marché du pain. Idéalement implantées à des ronds-points stratégiques, ouvertes souvent 7 jours sur 7, avec des positionnements très étudiés pour jouer à fond la carte du bon pain de qualité, et aussi des promotions permanentes, ces nouvelles enseignes « font un malheur » auprès des clients. Comment font-elles pour produire du pain à de tels prix ? Leur pain est-il aussi frais qu'il en a l'air ? Quelle peut être la riposte des petits artisans pour survivre face aux géants ? Supermarchés de producteur : plus frais, moins cher ? Fruits et légumes, viandes, poissons, fromages… tout le rayon frais et bien plus ! Voilà l'offre de nouveaux magasins qui poussent comme des champignons aux quatre coins de la France. Et pourtant ce ne sont pas des grandes enseignes à la manœuvre mais bien des petits producteurs alliés entre eux. Leur concept : un mix entre les circuits-courts type Amap, et l'univers de la grande distribution avec rayons, caddie, promotions et même drive fermier ! Cœur paysan, Halles de l'Aveyron, Plaisirs Fermiers, Boutiques paysannes : comment fonctionnent ces nouveaux réseaux de vente directe ? Quelle est la réaction des hypermarchés attaqués sur leur propre terrain ? Le circuit-court est-il vraiment synonyme de prix réduit et de fraicheur garantie ? Sur Internet aussi les offres « direct producteur » fleurissent et vous promettent du frais livré en 24h. Mais que valent ces nouvelles offres ? Traiteur de quartier ou d'hyper : chaud devant, le match des plats tout prêts ! Plus le temps ni l'envie de cuisiner le soir ou besoin d'un plat express à la pause déjeuner ? Pas de problème, l'offre de petits plats frais, froids ou chauds est de plus en plus forte pour répondre à nos nouvelles demandes. Les traiteurs de quartier l'ont bien compris et multiplient les plats « fait maison » ultra rentables. Mais les enseignes de la grande distribution ont aussi investi le créneau. Carrefour, Intermarché ou encore Cora s'affrontent désormais au rayon traiteur frais ! C'est le secteur qui offre la croissance la plus importante, +10% par an depuis 5 ans. Leur promesse est alléchante : de bons petits plats traditionnels, cuisinés maisons, proposés en moyenne 30% moins chers que chez les traiteurs traditionnels. Mais alors, comment font les traiteurs de supermarchés pour proposer des prix aussi attractifs ? Est-ce toujours aussi frais qu'annoncé ? Et comment les petits commerçants peuvent-ils riposter ?
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      Capital

      Valse des étiquettes : pourquoi les prix sont-ils devenus fous ?

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      Déstockeurs alimentaires : comment font-ils pour casser les prix ? Noz, Stokomani, Action, Frais Malin... ces noms vous disent quelque chose ? C'est normal ! Car vous êtes de plus en plus nombreux à faire vos courses dans l'un de ces 3 000 magasins de déstockage présents dans toute la France. Ces cinq dernières années, les principales enseignes ont vu leur chiffre d'affaires bondir de 60%. Ce sont les temples des bonnes affaires ! On y trouve toutes sortes de produits du quotidien vendus de 20 à 75% moins chers qu'en supermarché. Des produits d'hygiène, de beauté mais aussi des produits frais ! Viande, fruits, yaourts, jus de fruits… ils sont vendus jusqu'à quatre fois moins chers que dans les rayons de la grande distribution. Et pourtant, ce sont les mêmes produits, les mêmes marques ! Alors comment est-ce possible ? D'où viennent ces produits ? Et peut-on leur faire confiance ? Mais la grande distribution ne compte pas se laisser faire. Pour récupérer sa clientèle partie faire des bonnes affaires chez les déstockeurs, elle commence à faire elle aussi du déstockage, dans ses propres hypermarchés ; des linéaires entiers de produits affichés à prix minis, toute l'année. Cela suffira-t-il à retenir les clients de plus en plus tentés par les déstockeurs ? Coupons de réduction : les secrets bien cachés de ces promos « deux pour le prix d'un », « 30% de réduction », « satisfait ou remboursé » : impossible de faire le tour d'un supermarché sans se voir proposer des dizaines d'offres promotionnelles sur les produits. En 2017, le montant des remises n'a jamais été aussi élevé : 3,2 milliards d'euros soit, en moyenne, 115 euros redistribués par foyer. Parmi toutes ces promos, l'incontournable bon de réduction. Cette année, 3,5 milliards de coupons ont été édités. Un coût pour la marque mais une façon de vous faire découvrir ses nouveaux produits avec l'espoir de vous faire payer le prix fort le coup d'après. En moyenne, pour 1 euro investi, les marques récupèrent 2,96 euros de chiffre d'affaires supplémentaires. Mais depuis quelques années, votre smartphone s'y met aussi : il vous propose des coupons de réduction digitaux. Et pour vous proposer les bons coupons sur les bons produits, ceux qui vous intéressent, les marques utilisent des nouvelles technologies pour traquer toutes vos habitudes de consommations, même les plus intimes. Valse des étiquettes : êtes-vous sûr de payer le bon prix ? Ne pas payer le même prix du billet que votre voisin de fauteuil dans un avion ou un train, vous connaissiez… Mais désormais, chez le coiffeur aussi, c'est nouveau ! Et ce n'est qu'un petit aperçu : vous ne le savez pas forcément, mais aujourd'hui les prix des produits ou services que vous achetez varient sans cesse. Pourquoi et comment une telle valse ? Vous allez enfin comprendre pourquoi on n'y comprend plus rien aux prix ! La plupart de vos produits du quotidien - jambon, lessive ou eaux minérales - subissent des variations de jour en jour, parfois à la hausse, parfois à la baisse. Et sur Internet, c'est encore plus la folie : Amazon change ainsi ses prix deux millions de fois par jour et ses concurrents sont à l'affût pour réagir au plus vite. Quel intérêt et à qui cela profite-t-il ? Est-ce vraiment légal ? Avec quelles armes les experts du prix se battent-ils ? Et si vous vous sentez perdu dans cette jungle des prix, pas de panique : les « shoppers » - des internautes pros du web - scrutent en permanence les bonnes affaires pour vous aider à les saisir juste à temps.

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      Enquête exclusive

      Tourisme de luxe et narcotrafic : le nouveau visage de l'Amazonie

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      C'est l'un des derniers territoires sauvages de la planète : une forêt vierge de sept millions de km², soit dix fois la surface de la France. Un immense océan vert qui s'étend aux confins du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Exotique, fascinante et peu explorée, l'Amazonie se transforme aujourd'hui en nouveau terrain de jeu pour les touristes les plus riches. Des yachts de grand luxe, aménagés en hôtels flottants, voguent sur les endroits les plus inaccessibles de l'Amazone, accessibles uniquement en hydravion. Destination désormais tendance, l'Amazonie reste une terre hostile et dangereuse, avec des zones de non-droit où tout est permis. Dernier phénomène à la mode : le tourisme chamanique. Au milieu de la jungle péruvienne, des touristes en quête de sensations fortes viennent boire de l'ayahuasca, une plante hallucinogène (inscrite en France au registre des stupéfiants), héritée du savoir des tribus indigènes. Une boisson qui provoque des visions et des transes incroyablement intenses, à tel point que certains n'en reviennent pas. Une dizaine de jeunes étrangers en sont morts depuis 2010, dont plusieurs Français. Ce narco-tourisme, sans contrôle, souvent illégal, explose alors que les autorités de la région sont débordées par le trafic de drogue. L'Amazonie est en effet au cœur des nouvelles routes du trafic de la drogue en Amérique du Sud, à destination des États-Unis et de l'Europe. Au Brésil, les flics des Stup' patrouillent sur les fleuves et enchaînent les saisies de drogue records (dix tonnes en 2017). Mais les frontières poreuses sont impossibles à surveiller. Pour la première fois, nous avons pu suivre ces policiers d'élite en intervention. Face à eux, les gangs sont prêts à tout pour s'emparer de ce juteux trafic amazonien, estimé à plusieurs milliards d'euros par an. C'est la guerre totale. Même en prison, où des règlements de compte sanglants se multiplient entre détenus. Nous avons été autorisés à filmer dans la prison la plus violente de Manaus (Brésil). La guerre entre gangs y a fait plus de soixante morts en janvier dernier. Exceptionnellement, nous avons pu aussi suivre l'un des chefs de la « Famille du Nord », le gang de trafiquants qui contrôle les fleuves de la région. Il nous a ouvert les portes de son business. Piscine, barbecue et cocaïne, ce baron de la drogue mène grand train dans sa favela. Enquête sur une Amazonie aux multiples visages, sauvage et méconnue, pour le meilleur et pour le pire.
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      Enquête exclusive

      Héroïne : l'overdose américaine

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      L'héroïne, la drogue « vedette » des années 80, fait un retour fracassant aux États-Unis. Plus de 500 000 Américains en seraient dépendants, soit une augmentation de 150% depuis 2010. Si l'Amérique est tombée dans l'héroïne, c'est en grande partie à cause de médicaments contre la douleur (à base d'opium), trop facilement prescrits par certains médecins (souvent peu scrupuleux) et très addictifs. Devenus accrocs à cette substance, de nombreux patients se tournent désormais vers l'héroïne pour assouvir leur addiction. À 10 dollars (environ 9 euros) la dose, sa consommation a explosé. Résultat, il y a aujourd'hui plus de morts par overdose d'opiacés (stupéfiants ou médicaments) que par accidents de la route. C'est quatre fois plus qu'il y a dix ans. Un tiers de l'héroïne qui circule aux États-Unis provient du Mexique, qui a doublé sa production d'opium l'année dernière. Une fois passée la frontière, c'est à New York qu'elle est coupée, mise en sachet et redistribuée dans tout le pays. On la trouve partout : même dans des petites villes, elle est peu chère, très accessible et toutes les classes sociales sont concernées. Les hôpitaux et les centres d'urgence sont débordés. L'héroïne est devenue un enjeu de santé publique aux États-Unis et provoque déjà un débat passionné chez les candidats à la Maison Blanche. En septembre dernier, Hillary Clinton a même proposé de mettre en place un plan de 10 milliards de dollars pour endiguer cette effroyable épidémie.
    • Magazine

      Enquête exclusive

      Petits planteurs, nouveaux dealers : la France championne d'Europe du cannabis

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      La France est la championne d'Europe de consommation de cannabis : 50% des jeunes Français y ont déjà goûté, 10% en consomme régulièrement. Elle est aussi devenue l'un des principaux producteurs. Pour s'approvisionner, plus besoin de se fournir à l'étranger. Le cannabis se cultive aujourd'hui à la maison. Ces dernières années, le nombre de petits cultivateurs a explosé. Ils seraient 100 000 selon l'OFDT (Observatoire Français sur la Drogue et la Toxicomanie) à faire pousser du cannabis chez eux, dans leur jardin, leur garage ou leur cave. On les appelle les « cannabiculteurs ». Le phénomène a pris une telle ampleur que des jardineries spécialisées dans la culture « indoor » proposent désormais des kits clé en main du parfait petit planteur. Le matériel est acheté légalement dans des enseignes qui ont pignon sur rue. Les graines, elles, s'achètent sur Internet. Avec quatre à six récoltes par an, la production « domestique » progresse de façon spectaculaire (35 tonnes par an, +50% en dix ans). Vu les excellents rendements, de nombreux « cannabiculteurs » qui ne produisaient au début que pour leur consommation personnelle, se sont transformés en distributeurs et en dealers. Ils ont ainsi créé un marché parallèle, avec de nouvelles filières, qui est en train de révolutionner un business jusqu'alors tenu par le crime organisé. L'herbe produite aujourd'hui, qu'on appelle la weed, est aussi beaucoup plus concentrée en THC (Tetra Hydro Cannabinol), la molécule responsable des effets psychotropes et hallucinatoires du cannabis (deux à trois fois plus forte qu'il y a dix ans). Résultat, elle est dangereuse, a des effets durables sur la santé et peut même provoquer des arrêts cardiaques. Si les nouveaux businessmen du cannabis prospèrent en France, l'Europe n'est pas en reste. En Espagne, ces filières de l'or vert se sont développées à échelle quasi industrielle. Les saisies se comptent désormais en tonnes. Nous avons ainsi assisté, en exclusivité, au côté de la Guardia Civile, au démantèlement de l'une des plus grosses filières du pays. Un quartier entier, avec une quinzaine de maisons, entièrement dédié au cannabis. Une culture géante sur des centaines de mètres carrés, en étages, et dans d'immenses jardins intérieurs, invisibles depuis l'extérieur. Les policiers ont mis la main sur des dizaines de milliers de plans et une véritable forêt de cannabis. C'est la saisie record de l'année (évaluée à plusieurs dizaines de millions d'euros) ! Pour démanteler les cultures clandestines, les enquêteurs disposent d'une nouvelle arme. Car la plante a deux « défauts » : elle est très gourmande en eau et en électricité. Ainsi, aux Pays-Bas, la police vient de s'allier avec les fournisseurs d'électricité. Ceux-ci repèrent à distance les gros consommateurs d'énergie. Idéal pour débusquer et traquer ces nouveaux « cannabiculteurs »...
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