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M6 Diffusion 30-04-18 à 00:50 Durée :
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      Dans les Balkans, en Europe centrale, l'islamisme radical gagne du terrain. En Bosnie-Herzégovine et au Kosovo, la population majoritairement musulmane a toujours vécu de façon ouverte et tolérante. Mais aujourd'hui, l'influence salafiste se répand partout. À Osve, un petit village au nord de la Bosnie, les habitants vivent en vase clos. Les hommes portent la barbe et le qamis, les femmes le niqab. Et dix-sept des villageois ont rejoint la Syrie pour combattre aux côté de Daech. Un contexte explosif qui n'existe pas que dans les petits villages isolés. Proportionnellement à son nombre d'habitants, la Bosnie-Herzégovine est l'un des principaux pays fournisseurs de terroristes pour l'État islamique, devant la France et même l'Arabie Saoudite. Cela fait déjà plusieurs années que les pratiques rigoristes de l'islam se développent dans les Balkans. Dans certains quartiers de Sarajevo, la capitale de la Bosnie, les panneaux sont désormais écrits en arabe, les restaurants se convertissent au halal et les bars ne servent plus d'alcool. Première explication : l'accroissement spectaculaire du nombre de touristes en provenance d'Arabie Saoudite, des Émirats-Arabes-Unis ou du Koweït. Pour séduire cette clientèle riche et très croyante, la Bosnie, affaiblie par une grave crise économique, a dû s'adapter. Certains grands hôtels internationaux se plient aux exigences de ces nouveaux touristes des pays du Golfe : plus une goutte de gin, de vodka ou de whisky dans les minibars, plus de porc et des horaires aménagés à la piscine (hommes et femmes séparés). Partout dans le pays, des groupes financiers du Golfe achètent des hectares de terrain pour y bâtir des villages dédiés aux ressortissants des pays arabes. Et dans les mosquées, les discours se sont durcis. Au Kosovo, certains imams modérés tentent de résister à la pression salafiste. Parfois au péril de leur vie. L'imam Zuhdi Hajzeri a échappé de peu à une tentative de meurtre pour s'être opposé à des prêcheurs radicaux. À Kaçanik (Kosovo), de nombreux djihadistes sont de retour de Syrie et d'Irak. La plupart ne sont pas emprisonnés, juste assignés à résidence. Une situation inquiétante que déplorent de nombreux Bosniaques, comme Azna. Cette jeune femme au look moderne craint que l'influence de ces nouveaux vacanciers ne change le visage de l'islam pratiqué dans la région depuis des siècles. Enquête inédite sur le développement des foyers islamistes dans les Balkans et leurs dérives fondamentalistes alors même que ces pays sont candidats à l'entrée dans l'Union européenne.

      Enquête exclusive (71 vidéos)
      (Attention, l’accès à ce programme nécessite d’avoir un compte (gratuit) sur 6Play)
      Dans les Balkans, en Europe centrale, l'islamisme radical gagne du terrain. En Bosnie-Herzégovine et au Kosovo, la population majoritairement musulmane a toujours vécu de façon ouverte et tolérante. Mais aujourd'hui, l'influence salafiste se répand partout. À Osve, un petit village au nord de la Bosnie, les habitants vivent en vase clos. Les hommes portent la barbe et le qamis, les femmes le niqab. Et dix-sept des villageois ont rejoint la Syrie pour combattre aux côté de Daech. Un contexte explosif qui n'existe pas que dans les petits villages isolés. Proportionnellement à son nombre d'habitants, la Bosnie-Herzégovine est l'un des principaux pays fournisseurs de terroristes pour l'État islamique, devant la France et même l'Arabie Saoudite. Cela fait déjà plusieurs années que les pratiques rigoristes de l'islam se développent dans les Balkans. Dans certains quartiers de Sarajevo, la capitale de la Bosnie, les panneaux sont désormais écrits en arabe, les restaurants se convertissent au halal et les bars ne servent plus d'alcool. Première explication : l'accroissement spectaculaire du nombre de touristes en provenance d'Arabie Saoudite, des Émirats-Arabes-Unis ou du Koweït. Pour séduire cette clientèle riche et très croyante, la Bosnie, affaiblie par une grave crise économique, a dû s'adapter. Certains grands hôtels internationaux se plient aux exigences de ces nouveaux touristes des pays du Golfe : plus une goutte de gin, de vodka ou de whisky dans les minibars, plus de porc et des horaires aménagés à la piscine (hommes et femmes séparés). Partout dans le pays, des groupes financiers du Golfe achètent des hectares de terrain pour y bâtir des villages dédiés aux ressortissants des pays arabes. Et dans les mosquées, les discours se sont durcis. Au Kosovo, certains imams modérés tentent de résister à la pression salafiste. Parfois au péril de leur vie. L'imam Zuhdi Hajzeri a échappé de peu à une tentative de meurtre pour s'être opposé à des prêcheurs radicaux. À Kaçanik (Kosovo), de nombreux djihadistes sont de retour de Syrie et d'Irak. La plupart ne sont pas emprisonnés, juste assignés à résidence. Une situation inquiétante que déplorent de nombreux Bosniaques, comme Azna. Cette jeune femme au look moderne craint que l'influence de ces nouveaux vacanciers ne change le visage de l'islam pratiqué dans la région depuis des siècles. Enquête inédite sur le développement des foyers islamistes dans les Balkans et leurs dérives fondamentalistes alors même que ces pays sont candidats à l'entrée dans l'Union européenne.

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      • Par Nelly ZOZOR, le 04-05-2018

        Je prends connaissance de vos émissions en replay faute de temps et je me régale des sujets divers et variés, souvent traités et approfondis continuez

      • Par abdel, le 03-05-2018

        Ras

      • Par pourreyron, le 30-04-2018

        Emission très intéressante, et éclairante sur les dangers du terrorisme à nos portes, qu'il va falloir combattre par ts les moyens, si l'on ne veut pas voir se réaliser chez ns la situation imaginée par Houellebeck ds son roman "Soumission"! Non, on ne se soumettra pas!

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        Enquête exclusive

        Résidences fermées : les nouveaux ghettos de riches

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        Les nouveaux riches, les patrons, les célébrités et autres héritiers de grandes fortunes ne se mélangent plus. Ils vivent désormais ensemble, à l'abri des autres, dans des résidences fermées et sécurisées. On les appelle les « Gated Communities » (résidences fermées en français). Il y en a désormais partout dans le monde. La plupart de ces résidences fermées accueillent des dizaines, voire des centaines de maisons ultra-luxeuses. Elles proposent généralement des salles de sports, un golf, des tennis, un club-house, des commerces et aussi des écoles privées. Pour ceux qui y vivent, les demandes et les règles sont toujours les mêmes : vivre à l'écart des centres-villes trop bruyants, bénéficier d'une sécurité maximum et ne croiser que des gens de son rang. Impossible d'y pénétrer sans autorisation, les gardiens veillent. Pendant six mois, les équipes d'Enquête Exclusive sont allées à la rencontre de ceux qui vivent dans ces ghettos pour riches. Aux États-Unis, dans le Nevada, nous avons suivi Ken et Michelle, les heureux propriétaires d'une maison à 5 millions de dollars dans la prestigieuse résidence fermée de McDonald Highland. Ils s'y sont installés pour la vue imprenable sur le Strip de Las Vegas, la sécurité, la tranquillité, le voisinage et les superbes installations sportives. La résidence est protégée nuit et jour et chaque entrée est filtrée, fichée. Aux États-Unis, 20 millions d'Américains vivent derrière ces murs dorés. Le concept est pourtant né en France au XIXe siècle, sous Napoléon III, dans les environs de Paris, au domaine de Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Depuis, de nombreuses résidences fermées ont ouvert un peu partout en France. Mais toutes ne sont pas réservées pour des propriétaires aisés. Une ville bat tous les records : Marseille. La cité phocéenne en compte aujourd'hui 1 500. Chaque année, des copropriétaires de lotissements, craignant pour leur sécurité, demandent à la mairie le droit de poser des barrières et de fermer des quartiers entiers. Loin du faste américain, la Résidence Coin-Joli (9e arrondissement) est fermée par des grilles infranchissables. Cela ne fait pas que des heureux, à l'intérieur comme à l'extérieur. Les pays émergents ont aussi leurs nouveaux riches qui plébiscitent cet habitat protégé. Nos équipes sont allées à Sofia en Bulgarie, le pays le plus pauvre de l'Union Européenne, avec un salaire minimum mensuel à moins de 300 euros. En périphérie de la ville, le promoteur Georgi Ranchev a bâti la première « Gated Community » de la capitale, où habitent l'ancien président et les cadres fortunés du pays. Ils ont ainsi accès à des équipements collectifs de luxe, protégés par des vigiles, des commerces et des espaces verts, loin du tumulte de la capitale et de ses quartiers populaires.
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        Enquête exclusive

        Saint-Barth, l'île secrète des millionnaires

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        À 6 500 kilomètres de la Métropole, Saint-Barth, cette île des Antilles françaises, minuscule rocher de 25 km², a acquis une réputation internationale. Avant les années 60, les 2 000 habitants de l'île, tous descendants de colons bretons ou normands, survivaient grâce à la pêche ou l'artisanat. En 1957, le milliardaire américain David Rockefeller, séduit par l'extraordinaire beauté des lieux, achète un terrain et s'y fait construire une somptueuse villa. Depuis, les stars internationales et les plus grandes fortunes de la planète l'ont suivi, et l'île est devenue le repère du luxe dans les Caraïbes. En haute saison, les plus gros yachts de la planète envahissent la baie et les immenses villas se louent jusqu'à 200 000 euros la semaine. Les hôtels 5 étoiles affichent complet. Cette année, 2 nouveaux palaces ont ouvert leurs portes. Nous avons suivi les coulisses de l'ouverture de l'un d'entre eux, la Villa Marie, et l'arrivée des premiers clients, tous fortunés. Pour faire tourner l'industrie du tourisme de l'ultra-luxe et construire sans cesse plus de villas d'exception, Saint-Barth peut compter sur des milliers de petites mains. Ils sont environ 3 000 à être venus du Portugal pour tenter leur chance et travailler au paradis. D'autres profitent aussi des moyens illimités de ces riches vacanciers pas comme les autres. Comme Éric, à la tête d'une épicerie fine. Il y propose les meilleurs produits de la planète pour satisfaire sa clientèle particulièrement exigeante. Ici, les ventes de caviar et de truffes du Périgord font exploser son chiffre d'affaires. Ou Loïc, Toulousain de 29 ans devenu le coach des célébrités et des grandes fortunes. Arrivé sur l'île il y a 5 ans, il a aujourd'hui un agenda de ministre. Tout le monde se l'arrache. En exclusivité, nos caméras ont pu partager, en coulisses, le quotidien de nombreux touristes millionnaires pour qui Saint-Barth est devenue, plus qu'un paradis exotique, l'île du luxe absolu.

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