Revoir un programme tv en replay et en streaming
  • C dans l'air en replay (8 vidéos)

    A propos de C dans l'air

    Diffusée tous les jours en direct sur France 5, l'émission C dans l'air est un magazine d'actualité où le débat fait rage. Orchestré par Yves Calvi, ce talk-show aborde chaque soir un des thèmes qui font l'actualité du moment en compagnie d'experts et analystes. Au travers de reportages et de discussions, chaque sujet est ainsi exploré en profondeur et décrypté pour le grand public. En 2016, Yves Calvi part sur LCI présenter rigoureusement la même émission mais qui s'intitule 24h en questions. France 5 continue pour sa part la diffusion en direct de C dans l'air avec à sa présentation du lundi au jeudi, Caroline Roux puis vendredi et samedi, Bruce Toussaint. Les thèmes abordés dans cet émission deviennent principalement politiques.

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      C dans l'air

      Macron : la parole... et les actes ?

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      Emmanuel Macron ouvrira-t-il une porte de sortie à la crise des Gilets jaunes ? Après quasiment un mois de mobilisation et une quatrième manifestation nationale samedi dernier, tous les yeux sont rivés sur le chef de l’Etat. Il reçoit depuis ce matin les élus locaux, les partenaires sociaux et les organisations patronales afin de renouer le dialogue avec les Français. Après cette journée de consultations, Emmanuel Macron prendra la parole à 20 heures depuis l’Elysée où il devrait annoncer « des mesures concrètes et immédiates », selon la  ministre du Travail Muriel Pénicaud. Aucun « coup de pouce au smic » n’est pas envisagé en revanche. Plus que des compromis, les Gilets jaunes attendent aujourd’hui un véritable changement de cap pour apaiser leur colère. Plusieurs pistes sont envisagées : reporter la réforme des retraites, accélérer la suppression de la taxe d’habitation, instaurer une prime de mobilité pour les Français qui vont au travail en voiture, augmenter le minimum vieillesse… Autant de mesures qui pourraient coûter cher au gouvernement, entre 12 et 15 milliards d'euros, et faire passer le déficit budgétaire du pays à 2,8% du PIB en 2019.   Trouver une issue à la crise est primordial pour le gouvernement, inquiet des conséquences du mouvement Gilets jaunes. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, l’a d’ores et déjà annoncé : la croissance du pays va baisser de 0,1 point sur le dernier trimestre de 2018. Il a également souligné un impact « sévère et continu » sur l’économie française et l’activité. Dans le secteur de la restauration par exemple, les chiffres d’affaires ont baissé de 20 à 50% depuis le début du mouvement. Ceux de la grande distribution ont chuté de 15 à 25%. Les artisans et les commerces de proximité dans la capitale comme en région ont également été très fortement touchés, avec des pertes atteignant jusqu’à 70%. Boutiques vandalisées et pillées, perte de clients et de touristes, effondrement du chiffre d’affaires à l’approche de Noël : pour Bruno Le Maire, cette chute « n’est pas rattrapable ». La facture s’annonce particulièrement salée à Paris où les différentes dégradations se chiffrent à 3 voire 4 millions d'euros. Les commerces des Champs-Elysées ont enregistré un manque à gagner de 8 millions d’euros.   A Charleville-Mézières, dans les Ardennes, la colère des Gilets jaunes est profonde et ravive des souvenirs douloureux. En 2006, l’usine de pièces automobiles Thomé-Génot avait fermé ses portes, après des mois de grève. L’équipementier a été poussé à la liquidation après le passage d’actionnaires américains. Douze ans plus tard, ce feuilleton judicaire laisse toujours un goût amer aux anciens ouvriers et forgerons de l’entreprise. Aujourd’hui, ils ont rejoint les rangs des Gilets jaunes pour exprimer un ras-le-bol ancien et durable, dans une ville où le taux de chômage atteint 23,7%.   Les annonces tant attendues d’Emmanuel Macron sauront-elles convaincre les Gilets jaunes ? L’économie française, fortement impactée par le mouvement, pourra-t-elle se relever rapidement ? Pourquoi le mouvement des Gilets Jaunes est-il si fortement ancré à Charleville-Mézières ?     Invités : Yves Thréard - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro   Françoise Fressoz - Editorialiste au Monde   Soazig Quéméner - Rédactrice en chef du service politique de Marianne   Brice Teinturier - Directeur délégué de l’institut de sondages IPSOS  

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      Emmanuel Macron ouvrira-t-il une porte de sortie à la crise des Gilets jaunes ? Après quasiment un mois de mobilisation et une quatrième manifestation nationale samedi dernier, tous les yeux sont rivés sur le chef de l’Etat. Il reçoit depuis ce matin les élus locaux, les partenaires sociaux et les organisations patronales afin de renouer le dialogue avec les Français. Après cette journée de consultations, Emmanuel Macron prendra la parole à 20 heures depuis l’Elysée où il devrait annoncer « des mesures concrètes et immédiates », selon la  ministre du Travail Muriel Pénicaud. Aucun « coup de pouce au smic » n’est pas envisagé en revanche. Plus que des compromis, les Gilets jaunes attendent aujourd’hui un véritable changement de cap pour apaiser leur colère. Plusieurs pistes sont envisagées : reporter la réforme des retraites, accélérer la suppression de la taxe d’habitation, instaurer une prime de mobilité pour les Français qui vont au travail en voiture, augmenter le minimum vieillesse… Autant de mesures qui pourraient coûter cher au gouvernement, entre 12 et 15 milliards d'euros, et faire passer le déficit budgétaire du pays à 2,8% du PIB en 2019.   Trouver une issue à la crise est primordial pour le gouvernement, inquiet des conséquences du mouvement Gilets jaunes. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, l’a d’ores et déjà annoncé : la croissance du pays va baisser de 0,1 point sur le dernier trimestre de 2018. Il a également souligné un impact « sévère et continu » sur l’économie française et l’activité. Dans le secteur de la restauration par exemple, les chiffres d’affaires ont baissé de 20 à 50% depuis le début du mouvement. Ceux de la grande distribution ont chuté de 15 à 25%. Les artisans et les commerces de proximité dans la capitale comme en région ont également été très fortement touchés, avec des pertes atteignant jusqu’à 70%. Boutiques vandalisées et pillées, perte de clients et de touristes, effondrement du chiffre d’affaires à l’approche de Noël : pour Bruno Le Maire, cette chute « n’est pas rattrapable ». La facture s’annonce particulièrement salée à Paris où les différentes dégradations se chiffrent à 3 voire 4 millions d'euros. Les commerces des Champs-Elysées ont enregistré un manque à gagner de 8 millions d’euros.   A Charleville-Mézières, dans les Ardennes, la colère des Gilets jaunes est profonde et ravive des souvenirs douloureux. En 2006, l’usine de pièces automobiles Thomé-Génot avait fermé ses portes, après des mois de grève. L’équipementier a été poussé à la liquidation après le passage d’actionnaires américains. Douze ans plus tard, ce feuilleton judicaire laisse toujours un goût amer aux anciens ouvriers et forgerons de l’entreprise. Aujourd’hui, ils ont rejoint les rangs des Gilets jaunes pour exprimer un ras-le-bol ancien et durable, dans une ville où le taux de chômage atteint 23,7%.   Les annonces tant attendues d’Emmanuel Macron sauront-elles convaincre les Gilets jaunes ? L’économie française, fortement impactée par le mouvement, pourra-t-elle se relever rapidement ? Pourquoi le mouvement des Gilets Jaunes est-il si fortement ancré à Charleville-Mézières ?     Invités : Yves Thréard - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro   Françoise Fressoz - Editorialiste au Monde   Soazig Quéméner - Rédactrice en chef du service politique de Marianne   Brice Teinturier - Directeur délégué de l’institut de sondages IPSOS  
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      C dans l'air

      Émission du samedi 8 décembre 2018

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      Du lundi au samedi, «C dans l'air» donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet.

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      Du lundi au samedi, «C dans l'air» donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet.
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      C dans l'air

      Gilets jaunes : alerte rouge sur l’économie ?

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      A la veille d’une nouvelle mobilisation nationale des gilets jaunes, les responsables politiques et syndicaux multiplient les appels au calme, tandis que l'inquiétude grandit chez les acteurs économiques affectés par le mouvement. S'il est encore trop tôt pour avoir des estimations précises de l'impact sur la croissance, Bruno Le Maire a estimé lundi que les perturbations liées à la mobilisation des gilets jaunes exerçaient un  « impact sévère » et « continu » sur l'activité économique, avec des pertes de chiffre d'affaires significatives dans différents secteurs, dont la grande distribution, la restauration ou encore chez certains artisans et commerçants de proximité.   « Les blocages que notre pays connaît ont déjà eu des conséquences extrêmement négatives pour le commerce », relève ainsi la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Magasins bloqués ou fermés, baisse de la fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, livraisons impossibles du fait du blocage des entrepôts, rupture sur de nombreux produits, blocage des pompes à essence… La FCD avance avant l'acte IV de ce samedi des pertes supérieures au milliard d'euros pour les trois premiers week-ends de blocage (-35 %, - 20 %, entre – 20 et – 25 %).   Le secteur du tourisme accuse également le choc. Les images des violences urbaines à Paris qui ont fait le tour du monde depuis samedi, en particulier les actes de vandalisme à l’Arc de Triomphe ou l’incendie de véhicules près des grands magasins, risquent de peser sur l’industrie du tourisme qui avait retrouvé des couleurs après les attentats de 2015. À Paris, les hôteliers et les restaurateurs déplorent déjà une baisse de leur chiffre d'affaire : 35 000 nuitées ont été annulées pour décembre depuis le début du mouvement. Plus largement, selon les professionnels du secteur de l’hôtellerie « il y a un coup d’arrêt sur les réservations pour les fêtes de fin d’année, qui reculent de 10 à 15 % par rapport à l’an dernier ».   Le blocage des routes et des autoroutes qui est l’un des moyens d’action privilégié des gilets jaunes n’est également pas sans conséquences sur d’autres acteurs économiques. Depuis le 17 novembre et le début des manifestations, les entreprises de transport routier de marchandises (TRM) et de logistique ont estimé lundi à 400 millions d’euros les pertes d’exploitation subies. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a également tiré la sonnette d’alarme en affirmant que les pertes du secteur pourraient s’élever à 13,5 milliards d’euros.   Pour tenter de calmer la fronde des gilets jaunes, Edouard Philippe a annoncé mardi plusieurs « mesures d'apaisement » : la suppression de la hausse des taxes carburant pour 2019 et le gel « pendant l’hiver » des tarifs du gaz et de l’électricité. Des mesures qui vont évidemment peser sur les engagements budgétaires d'Emmanuel Macron. La suspension, pendant six mois, de la hausse des taxes sur les carburants va coûter 1,5 milliard d'euros. La facture pourrait donc atteindre 3 milliards d'euros en 2019… Date à laquelle, le déficit devait déjà remonter tout près de la barre des 3 %, à 2,8 %. Mais le niveau de croissance, impactée par le mouvement des gilets jaunes, pourrait encore aggraver les choses en s'avérant inférieure aux espoirs du gouvernement (1,7 % en 2018 et 2019).   Alors quelles seront les conséquences économiques de cette crise des gilets jaunes ? Franchir le seuil des 3 % de déficit public imposé par Bruxelles aurait-il des conséquences graves ? Une procédure pour « déviation sérieuse » peut-elle être déclenchée ? Quelles sanctions financières ? Quel impact sur l’emploi ? Le Medef a-t-il raison de parler « d'état d'urgence économique » ?   Invités :   Philippe Dessertine - Directeur de l’Institut de Haute Finance   Mathieu Plane - Economiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et Prévision   Audrey Tonnelier - Journaliste au Monde, en charge des questions des finances publiques   Flavien Neuvy - Économiste, spécialiste de la consommation et auteur de « Le pouvoir des imaginaires, 1001 initiatives pour révolutionner la consommation »

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      A la veille d’une nouvelle mobilisation nationale des gilets jaunes, les responsables politiques et syndicaux multiplient les appels au calme, tandis que l'inquiétude grandit chez les acteurs économiques affectés par le mouvement. S'il est encore trop tôt pour avoir des estimations précises de l'impact sur la croissance, Bruno Le Maire a estimé lundi que les perturbations liées à la mobilisation des gilets jaunes exerçaient un  « impact sévère » et « continu » sur l'activité économique, avec des pertes de chiffre d'affaires significatives dans différents secteurs, dont la grande distribution, la restauration ou encore chez certains artisans et commerçants de proximité.   « Les blocages que notre pays connaît ont déjà eu des conséquences extrêmement négatives pour le commerce », relève ainsi la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Magasins bloqués ou fermés, baisse de la fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, livraisons impossibles du fait du blocage des entrepôts, rupture sur de nombreux produits, blocage des pompes à essence… La FCD avance avant l'acte IV de ce samedi des pertes supérieures au milliard d'euros pour les trois premiers week-ends de blocage (-35 %, - 20 %, entre – 20 et – 25 %).   Le secteur du tourisme accuse également le choc. Les images des violences urbaines à Paris qui ont fait le tour du monde depuis samedi, en particulier les actes de vandalisme à l’Arc de Triomphe ou l’incendie de véhicules près des grands magasins, risquent de peser sur l’industrie du tourisme qui avait retrouvé des couleurs après les attentats de 2015. À Paris, les hôteliers et les restaurateurs déplorent déjà une baisse de leur chiffre d'affaire : 35 000 nuitées ont été annulées pour décembre depuis le début du mouvement. Plus largement, selon les professionnels du secteur de l’hôtellerie « il y a un coup d’arrêt sur les réservations pour les fêtes de fin d’année, qui reculent de 10 à 15 % par rapport à l’an dernier ».   Le blocage des routes et des autoroutes qui est l’un des moyens d’action privilégié des gilets jaunes n’est également pas sans conséquences sur d’autres acteurs économiques. Depuis le 17 novembre et le début des manifestations, les entreprises de transport routier de marchandises (TRM) et de logistique ont estimé lundi à 400 millions d’euros les pertes d’exploitation subies. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a également tiré la sonnette d’alarme en affirmant que les pertes du secteur pourraient s’élever à 13,5 milliards d’euros.   Pour tenter de calmer la fronde des gilets jaunes, Edouard Philippe a annoncé mardi plusieurs « mesures d'apaisement » : la suppression de la hausse des taxes carburant pour 2019 et le gel « pendant l’hiver » des tarifs du gaz et de l’électricité. Des mesures qui vont évidemment peser sur les engagements budgétaires d'Emmanuel Macron. La suspension, pendant six mois, de la hausse des taxes sur les carburants va coûter 1,5 milliard d'euros. La facture pourrait donc atteindre 3 milliards d'euros en 2019… Date à laquelle, le déficit devait déjà remonter tout près de la barre des 3 %, à 2,8 %. Mais le niveau de croissance, impactée par le mouvement des gilets jaunes, pourrait encore aggraver les choses en s'avérant inférieure aux espoirs du gouvernement (1,7 % en 2018 et 2019).   Alors quelles seront les conséquences économiques de cette crise des gilets jaunes ? Franchir le seuil des 3 % de déficit public imposé par Bruxelles aurait-il des conséquences graves ? Une procédure pour « déviation sérieuse » peut-elle être déclenchée ? Quelles sanctions financières ? Quel impact sur l’emploi ? Le Medef a-t-il raison de parler « d'état d'urgence économique » ?   Invités :   Philippe Dessertine - Directeur de l’Institut de Haute Finance   Mathieu Plane - Economiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et Prévision   Audrey Tonnelier - Journaliste au Monde, en charge des questions des finances publiques   Flavien Neuvy - Économiste, spécialiste de la consommation et auteur de « Le pouvoir des imaginaires, 1001 initiatives pour révolutionner la consommation »
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      C dans l'air

      Vers une addition des colères ?

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      Alors que les Gilets jaunes préparent l’« acte 4 » de leur mouvement, l’inquiétude monte dans les rangs de la majorité. Malgré l’appel au calme lancé par l’Elysée, les députés LREM craignent une escalade de la violence et des débordements encore plus graves que samedi dernier. D’autant plus que la colère s’est répandue : plusieurs professions comptent se greffer au mouvement. Les cheminots ont notamment défendu un « ras-le-bol » qui est « aussi le nôtre ». Les routiers devraient également être de la partie, avec des manifestations et des blocages prévus à partir de dimanche soir. Les agriculteurs pourraient se déplacer en région la semaine prochaine pour dénoncer un « matraquage fiscal ». Malgré l’annulation définitive de la hausse des taxes sur les carburants pour 2019 annoncée par le gouvernement, les colères continuent de s’exprimer.     De sa naissance sur les réseaux sociaux aux premières manifestations, le mouvement protéiforme des Gilets jaunes a complètement échappé aux syndicats. A contre-courant des mobilisations traditionnelles, ils ont choisi d’exprimer leur colère seuls, sans intermédiaire et sans cadre. Malgré la réticence de certains Gilets jaunes, quelques syndicats ont décidé de s’agréger au mouvement. Au nom d’un « même combat », SUD Rail est le premier à avoir apporté son soutien. De son côté, la CGT a appelé à une « grande journée d’action » le 14 décembre. Pour son secrétaire général Philippe Martinez, « il faut une convergence dans le respect des gilets jaunes et de nos gilets rouges ». La CGT Transports et Force Ouvrière (FO) ont même incité les routiers à se mettre en grève à partir de dimanche. Réunis ce matin au siège de la CFDT pour faire le point sur la situation, 7 syndicats ont dénoncé « toute forme de violence », tout en soulignant une « colère légitime ».     Alors que les tensions continuent de monter, les lycéens ont également décidé de descendre dans la rue pour manifester leur opposition aux réformes sur l’éducation et à la loi ORE sur l’accès à l’université. Depuis le début de la semaine, environ 200 lycées sont la cible de blocages et de perturbations. Cocktails Molotov, incendies et interpellations : les établissements sont devenus le théâtre de violences et de dégradations à Paris comme en région. Plusieurs syndicats lycéens ont appelé aujourd’hui à une « mobilisation générale » malgré les mises en garde de Jean-Michel Blanquer. Et le mouvement pourrait atteindre plus largement les étudiants de facultés : hier, le campus de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne « Tolbiac » a été fermé après l’intrusion de bloqueurs.     Comment le gouvernement se prépare-t-il à l’« acte 4 » du mouvement ?La convergence des luttes est-elle possible entre les Gilets jaunes et les syndicats ? Tout juste impliqués dans la mobilisation, que revendiquent les lycéens et les étudiants ?       Invités :   - Roland Cayrol, Politologue, auteur de « Les raisons de la colère »   - Fanny Guinochet, Journaliste à l’Opinion    - Bernard Vivier, Directeur de l'Institut supérieur du travail     Jean Garrigues, Historien, auteur de « La République des traîtres »

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      Alors que les Gilets jaunes préparent l’« acte 4 » de leur mouvement, l’inquiétude monte dans les rangs de la majorité. Malgré l’appel au calme lancé par l’Elysée, les députés LREM craignent une escalade de la violence et des débordements encore plus graves que samedi dernier. D’autant plus que la colère s’est répandue : plusieurs professions comptent se greffer au mouvement. Les cheminots ont notamment défendu un « ras-le-bol » qui est « aussi le nôtre ». Les routiers devraient également être de la partie, avec des manifestations et des blocages prévus à partir de dimanche soir. Les agriculteurs pourraient se déplacer en région la semaine prochaine pour dénoncer un « matraquage fiscal ». Malgré l’annulation définitive de la hausse des taxes sur les carburants pour 2019 annoncée par le gouvernement, les colères continuent de s’exprimer.     De sa naissance sur les réseaux sociaux aux premières manifestations, le mouvement protéiforme des Gilets jaunes a complètement échappé aux syndicats. A contre-courant des mobilisations traditionnelles, ils ont choisi d’exprimer leur colère seuls, sans intermédiaire et sans cadre. Malgré la réticence de certains Gilets jaunes, quelques syndicats ont décidé de s’agréger au mouvement. Au nom d’un « même combat », SUD Rail est le premier à avoir apporté son soutien. De son côté, la CGT a appelé à une « grande journée d’action » le 14 décembre. Pour son secrétaire général Philippe Martinez, « il faut une convergence dans le respect des gilets jaunes et de nos gilets rouges ». La CGT Transports et Force Ouvrière (FO) ont même incité les routiers à se mettre en grève à partir de dimanche. Réunis ce matin au siège de la CFDT pour faire le point sur la situation, 7 syndicats ont dénoncé « toute forme de violence », tout en soulignant une « colère légitime ».     Alors que les tensions continuent de monter, les lycéens ont également décidé de descendre dans la rue pour manifester leur opposition aux réformes sur l’éducation et à la loi ORE sur l’accès à l’université. Depuis le début de la semaine, environ 200 lycées sont la cible de blocages et de perturbations. Cocktails Molotov, incendies et interpellations : les établissements sont devenus le théâtre de violences et de dégradations à Paris comme en région. Plusieurs syndicats lycéens ont appelé aujourd’hui à une « mobilisation générale » malgré les mises en garde de Jean-Michel Blanquer. Et le mouvement pourrait atteindre plus largement les étudiants de facultés : hier, le campus de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne « Tolbiac » a été fermé après l’intrusion de bloqueurs.     Comment le gouvernement se prépare-t-il à l’« acte 4 » du mouvement ?La convergence des luttes est-elle possible entre les Gilets jaunes et les syndicats ? Tout juste impliqués dans la mobilisation, que revendiquent les lycéens et les étudiants ?       Invités :   - Roland Cayrol, Politologue, auteur de « Les raisons de la colère »   - Fanny Guinochet, Journaliste à l’Opinion    - Bernard Vivier, Directeur de l'Institut supérieur du travail     Jean Garrigues, Historien, auteur de « La République des traîtres »
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      Alors que les Gilets jaunes préparent l’« acte 4 » de leur mouvement, l’inquiétude monte dans les rangs de la majorité. Malgré l’appel au calme lancé par l’Elysée, les députés LREM craignent une escalade de la violence et des débordements encore plus graves que samedi dernier. D’autant plus que la colère s’est répandue : plusieurs professions comptent se greffer au mouvement. Les cheminots ont notamment défendu un « ras-le-bol » qui est « aussi le nôtre ». Les routiers devraient également être de la partie, avec des manifestations et des blocages prévus à partir de dimanche soir. Les agriculteurs pourraient se déplacer en région la semaine prochaine pour dénoncer un « matraquage fiscal ». Malgré l’annulation définitive de la hausse des taxes sur les carburants pour 2019 annoncée par le gouvernement, les colères continuent de s’exprimer.     De sa naissance sur les réseaux sociaux aux premières manifestations, le mouvement protéiforme des Gilets jaunes a complètement échappé aux syndicats. A contre-courant des mobilisations traditionnelles, ils ont choisi d’exprimer leur colère seuls, sans intermédiaire et sans cadre. Malgré la réticence de certains Gilets jaunes, quelques syndicats ont décidé de s’agréger au mouvement. Au nom d’un « même combat », SUD Rail est le premier à avoir apporté son soutien. De son côté, la CGT a appelé à une « grande journée d’action » le 14 décembre. Pour son secrétaire général Philippe Martinez, « il faut une convergence dans le respect des gilets jaunes et de nos gilets rouges ». La CGT Transports et Force Ouvrière (FO) ont même incité les routiers à se mettre en grève à partir de dimanche. Réunis ce matin au siège de la CFDT pour faire le point sur la situation, 7 syndicats ont dénoncé « toute forme de violence », tout en soulignant une « colère légitime ».     Alors que les tensions continuent de monter, les lycéens ont également décidé de descendre dans la rue pour manifester leur opposition aux réformes sur l’éducation et à la loi ORE sur l’accès à l’université. Depuis le début de la semaine, environ 200 lycées sont la cible de blocages et de perturbations. Cocktails Molotov, incendies et interpellations : les établissements sont devenus le théâtre de violences et de dégradations à Paris comme en région. Plusieurs syndicats lycéens ont appelé aujourd’hui à une « mobilisation générale » malgré les mises en garde de Jean-Michel Blanquer. Et le mouvement pourrait atteindre plus largement les étudiants de facultés : hier, le campus de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne « Tolbiac » a été fermé après l’intrusion de bloqueurs.     Comment le gouvernement se prépare-t-il à l’« acte 4 » du mouvement ?La convergence des luttes est-elle possible entre les Gilets jaunes et les syndicats ? Tout juste impliqués dans la mobilisation, que revendiquent les lycéens et les étudiants ?       Invités :   - Roland Cayrol, Politologue, auteur de « Les raisons de la colère »   - Fanny Guinochet, Journaliste à l’Opinion    - Bernard Vivier, Directeur de l'Institut supérieur du travail     Jean Garrigues, Historien, auteur de « La République des traîtres »

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      Alors que les Gilets jaunes préparent l’« acte 4 » de leur mouvement, l’inquiétude monte dans les rangs de la majorité. Malgré l’appel au calme lancé par l’Elysée, les députés LREM craignent une escalade de la violence et des débordements encore plus graves que samedi dernier. D’autant plus que la colère s’est répandue : plusieurs professions comptent se greffer au mouvement. Les cheminots ont notamment défendu un « ras-le-bol » qui est « aussi le nôtre ». Les routiers devraient également être de la partie, avec des manifestations et des blocages prévus à partir de dimanche soir. Les agriculteurs pourraient se déplacer en région la semaine prochaine pour dénoncer un « matraquage fiscal ». Malgré l’annulation définitive de la hausse des taxes sur les carburants pour 2019 annoncée par le gouvernement, les colères continuent de s’exprimer.     De sa naissance sur les réseaux sociaux aux premières manifestations, le mouvement protéiforme des Gilets jaunes a complètement échappé aux syndicats. A contre-courant des mobilisations traditionnelles, ils ont choisi d’exprimer leur colère seuls, sans intermédiaire et sans cadre. Malgré la réticence de certains Gilets jaunes, quelques syndicats ont décidé de s’agréger au mouvement. Au nom d’un « même combat », SUD Rail est le premier à avoir apporté son soutien. De son côté, la CGT a appelé à une « grande journée d’action » le 14 décembre. Pour son secrétaire général Philippe Martinez, « il faut une convergence dans le respect des gilets jaunes et de nos gilets rouges ». La CGT Transports et Force Ouvrière (FO) ont même incité les routiers à se mettre en grève à partir de dimanche. Réunis ce matin au siège de la CFDT pour faire le point sur la situation, 7 syndicats ont dénoncé « toute forme de violence », tout en soulignant une « colère légitime ».     Alors que les tensions continuent de monter, les lycéens ont également décidé de descendre dans la rue pour manifester leur opposition aux réformes sur l’éducation et à la loi ORE sur l’accès à l’université. Depuis le début de la semaine, environ 200 lycées sont la cible de blocages et de perturbations. Cocktails Molotov, incendies et interpellations : les établissements sont devenus le théâtre de violences et de dégradations à Paris comme en région. Plusieurs syndicats lycéens ont appelé aujourd’hui à une « mobilisation générale » malgré les mises en garde de Jean-Michel Blanquer. Et le mouvement pourrait atteindre plus largement les étudiants de facultés : hier, le campus de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne « Tolbiac » a été fermé après l’intrusion de bloqueurs.     Comment le gouvernement se prépare-t-il à l’« acte 4 » du mouvement ?La convergence des luttes est-elle possible entre les Gilets jaunes et les syndicats ? Tout juste impliqués dans la mobilisation, que revendiquent les lycéens et les étudiants ?       Invités :   - Roland Cayrol, Politologue, auteur de « Les raisons de la colère »   - Fanny Guinochet, Journaliste à l’Opinion    - Bernard Vivier, Directeur de l'Institut supérieur du travail     Jean Garrigues, Historien, auteur de « La République des traîtres »
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      Gilets jaunes : l’enjeu de la sécurité

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      Les Gilets jaunes insatisfaits par les annonces d’Édouard Philippe hier l’ont très rapidement fait savoir sur les réseaux sociaux, en lançant plusieurs appels à un « Acte 4 » samedi prochain à Paris et à des blocages dans toute la France.   Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, en première ligne de cette crise majeure, a demandé aux « Gilets jaunes raisonnables » de « ne pas se rassembler samedi prochain à Paris ». Mais le locataire de Beauvau est obligé de prévoir, et après les scènes de chaos dans la capitale la semaine dernière, le dispositif a été revu : plus de bouclage des Champs-Elysées façon « fan-zone », les policiers et les gendarmes seront plus mobiles et plus nombreux. Les syndicats reçus mardi au ministère de l’Intérieur avaient tous dit qu’il faudrait aller au plus vite au contact des casseurs et des pilleurs pour permettre à ceux qui manifestent pacifiquement de pouvoir porter leurs revendications. Ils avaient aussi réclamé le soutien de l’armée pour les bâtiments publics et alerté sur l’état d’épuisement des troupes.   David Le Bars, le secrétaire général du SCPN (Syndicat des commissaires de la police nationale) est allé plus loin ce mercredi regrettant l'absence « d'appel au calme » en vue du quatrième acte de la mobilisation des Gilets jaunes samedi : « Toute la classe politique devrait appeler au calme, sans quoi le problème de l'ordre public ne va pas se résoudre uniquement par le montage d'un dispositif. Il faut dire les choses aux Français, le service d'ordre de samedi est un service d'ordre de tous les dangers. Il y a une accumulation de rancœurs, de haines, de violences, de fatigues du côté des forces de l'ordre (…) On est au risque maximal de l'erreur, de la faute, de la bavure, et c'est irresponsable de nous laisser tous aller dans le mur samedi dans l'état où l'on est », a-t-il conclu.   Dans ce climat de tension, les autorités ont décidé le report de plusieurs évènements, dont un festival de musique et deux matchs de Ligue 1 de football. Une menace plane également sur la « Marche pour le climat » alors que Christophe Castaner s'est dit défavorable à son maintien. Une position partagée par l'ancien ministre de l'Écologie, Nicolas Hulot. Les organisateurs ont annoncé que la marche aurait bien lieu. La préfecture de police de Paris a par ailleurs demandé au Téléthon de déménager son studio installé place de la Concorde en prévision du week-end de mobilisations.   Alors quel sera le dispositif de sécurité samedi prochain ? À quoi peut-on s’attendre à Paris et dans toute la France le week-end prochain ?   Invités :   Christophe Barbier - Éditorialiste à L’Express   Alain Bauer - Professeur de criminologie, spécialiste de sécurité publique   Elise Vincent - Journaliste en charge des questions police/justice au Monde   Christophe Rouget- Secrétaire général adjoint du syndicat des cadres de la sécurité intérieure

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      Les Gilets jaunes insatisfaits par les annonces d’Édouard Philippe hier l’ont très rapidement fait savoir sur les réseaux sociaux, en lançant plusieurs appels à un « Acte 4 » samedi prochain à Paris et à des blocages dans toute la France.   Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, en première ligne de cette crise majeure, a demandé aux « Gilets jaunes raisonnables » de « ne pas se rassembler samedi prochain à Paris ». Mais le locataire de Beauvau est obligé de prévoir, et après les scènes de chaos dans la capitale la semaine dernière, le dispositif a été revu : plus de bouclage des Champs-Elysées façon « fan-zone », les policiers et les gendarmes seront plus mobiles et plus nombreux. Les syndicats reçus mardi au ministère de l’Intérieur avaient tous dit qu’il faudrait aller au plus vite au contact des casseurs et des pilleurs pour permettre à ceux qui manifestent pacifiquement de pouvoir porter leurs revendications. Ils avaient aussi réclamé le soutien de l’armée pour les bâtiments publics et alerté sur l’état d’épuisement des troupes.   David Le Bars, le secrétaire général du SCPN (Syndicat des commissaires de la police nationale) est allé plus loin ce mercredi regrettant l'absence « d'appel au calme » en vue du quatrième acte de la mobilisation des Gilets jaunes samedi : « Toute la classe politique devrait appeler au calme, sans quoi le problème de l'ordre public ne va pas se résoudre uniquement par le montage d'un dispositif. Il faut dire les choses aux Français, le service d'ordre de samedi est un service d'ordre de tous les dangers. Il y a une accumulation de rancœurs, de haines, de violences, de fatigues du côté des forces de l'ordre (…) On est au risque maximal de l'erreur, de la faute, de la bavure, et c'est irresponsable de nous laisser tous aller dans le mur samedi dans l'état où l'on est », a-t-il conclu.   Dans ce climat de tension, les autorités ont décidé le report de plusieurs évènements, dont un festival de musique et deux matchs de Ligue 1 de football. Une menace plane également sur la « Marche pour le climat » alors que Christophe Castaner s'est dit défavorable à son maintien. Une position partagée par l'ancien ministre de l'Écologie, Nicolas Hulot. Les organisateurs ont annoncé que la marche aurait bien lieu. La préfecture de police de Paris a par ailleurs demandé au Téléthon de déménager son studio installé place de la Concorde en prévision du week-end de mobilisations.   Alors quel sera le dispositif de sécurité samedi prochain ? À quoi peut-on s’attendre à Paris et dans toute la France le week-end prochain ?   Invités :   Christophe Barbier - Éditorialiste à L’Express   Alain Bauer - Professeur de criminologie, spécialiste de sécurité publique   Elise Vincent - Journaliste en charge des questions police/justice au Monde   Christophe Rouget- Secrétaire général adjoint du syndicat des cadres de la sécurité intérieure
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      Du lundi au jeudi, la journaliste donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet. Bruce Toussaint prend le relais le vendredi et le samedi.

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      Du lundi au jeudi, la journaliste donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet. Bruce Toussaint prend le relais le vendredi et le samedi.

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