Revoir un programme tv en replay et en streaming
  • C dans l'air en replay (9 vidéos)

    A propos de C dans l'air

    Diffusée tous les jours en direct sur France 5, l'émission C dans l'air est un magazine d'actualité où le débat fait rage. Orchestré par Yves Calvi, ce talk-show aborde chaque soir un des thèmes qui font l'actualité du moment en compagnie d'experts et analystes. Au travers de reportages et de discussions, chaque sujet est ainsi exploré en profondeur et décrypté pour le grand public. En 2016, Yves Calvi part sur LCI présenter rigoureusement la même émission mais qui s'intitule 24h en questions. France 5 continue pour sa part la diffusion en direct de C dans l'air avec à sa présentation du lundi au jeudi, Caroline Roux puis vendredi et samedi, Bruce Toussaint. Les thèmes abordés dans cet émission deviennent principalement politiques.

    • Magazine

      C dans l'air

      Affaire Benalla : la contre-attaque de l’exécutif

      aucun (0 vote) Votre vote

      Après la publication, mercredi 20 février, du rapport de la Commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, les réactions au sein de la classe politique ne se sont pas fait ... attendre. Laurent Wauquiez, président des Républicains, estime ainsi que les conclusions de ce rapport sont accablantes. « Cette commission montre qu’il s’agit d’une affaire d’État ». Un constat que partage Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans un communiqué : « Faux témoignages, parjures, port d’armes, conflits d’intérêts, fébrilité de l’exécutif, absence de sanctions… Le rapport de la Commission d’enquête du Sénat est accablant. La totale impunité dont Benalla et ses compères ont bénéficié est démontrée. Nous sommes face à un gigantesque scandale d’État. »   Du côté du gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe a, quant à lui, vivement critiqué ce matin le rapport présenté la veille par la Commission d’enquête du Sénat, jugeant « incompréhensibles et souvent injustes » les « recommandations ou formulations » de cette dernière. Hier, c'est le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a déclaré que l’Élysée aurait « l’occasion d’apporter des réponses factuelles sur manifestement beaucoup de contre-vérités qui se trouvent présentes dans le rapport sénatorial », précisant ensuite que cela sera fait « rapidement ». Après six mois d’enquête et l’audition de 48 personnes, la mission d’information du Sénat ouverte le 23 juillet après les révélations des agissements d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase lors de la manifestation du 1er Mai a conclu hier à des « dysfonctionnements majeurs » de la part de l’Élysée et a proposé treize recommandations pour y mettre fin.   « Pas surpris mais déçu », le Premier ministre a ajouté que « traditionnellement la séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la présidence de la République ».   Les sénateurs, eux, ont pris soin de souligner le rôle joué par la chambre haute depuis le début de l’affaire. « Nous avons rempli notre mission sereinement est sans inhibition. C’est un rôle, de notre point de vue, que le Sénat est particulièrement à même de tenir car c’est une assemblée parlementaire libre, indépendante et non alignée », a précisé le président de la Commission d’enquête au Sénat sur l’affaire Benalla, Philippe Bas (LR).   L’affaire Benalla a mis sous le feu des projecteurs les sénateurs. Parmi eux figurent donc Philippe Bas, qui avait convoqué Alexandre Benalla devant sa commission d’enquête en septembre 2018. Mais aussi Gérard Larcher (LR), président du Sénat, élu pour la troisième fois à cette fonction en octobre 2017. Et enfin Bruno Retailleau, le président du groupe LR du Sénat. Peu habitués à une telle attention, les membres du Sénat n’en sont pas moins satisfaits alors que l’exécutif et parfois la rue s’interroge sur l’utilité de la chambre haute.   A quoi sert le Sénat ? Dans l’affaire Benalla, a-t-il ou non rempli son rôle ? Peut-on parler d’une affaire d’État ?   Invités : Yves Threard - Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du Figaro Catherine Nay - Éditorialiste politique d’Europe 1 Jean-Philippe Derosier - Constitutionnaliste, professeur de Droit public à l’Université de Lille Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion de l’Institut de sondages IFOP

      Lire la suite C dans l'air (7 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      Après la publication, mercredi 20 février, du rapport de la Commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, les réactions au sein de la classe politique ne se sont pas fait ... attendre. Laurent Wauquiez, président des Républicains, estime ainsi que les conclusions de ce rapport sont accablantes. « Cette commission montre qu’il s’agit d’une affaire d’État ». Un constat que partage Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans un communiqué : « Faux témoignages, parjures, port d’armes, conflits d’intérêts, fébrilité de l’exécutif, absence de sanctions… Le rapport de la Commission d’enquête du Sénat est accablant. La totale impunité dont Benalla et ses compères ont bénéficié est démontrée. Nous sommes face à un gigantesque scandale d’État. »   Du côté du gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe a, quant à lui, vivement critiqué ce matin le rapport présenté la veille par la Commission d’enquête du Sénat, jugeant « incompréhensibles et souvent injustes » les « recommandations ou formulations » de cette dernière. Hier, c'est le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a déclaré que l’Élysée aurait « l’occasion d’apporter des réponses factuelles sur manifestement beaucoup de contre-vérités qui se trouvent présentes dans le rapport sénatorial », précisant ensuite que cela sera fait « rapidement ». Après six mois d’enquête et l’audition de 48 personnes, la mission d’information du Sénat ouverte le 23 juillet après les révélations des agissements d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase lors de la manifestation du 1er Mai a conclu hier à des « dysfonctionnements majeurs » de la part de l’Élysée et a proposé treize recommandations pour y mettre fin.   « Pas surpris mais déçu », le Premier ministre a ajouté que « traditionnellement la séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la présidence de la République ».   Les sénateurs, eux, ont pris soin de souligner le rôle joué par la chambre haute depuis le début de l’affaire. « Nous avons rempli notre mission sereinement est sans inhibition. C’est un rôle, de notre point de vue, que le Sénat est particulièrement à même de tenir car c’est une assemblée parlementaire libre, indépendante et non alignée », a précisé le président de la Commission d’enquête au Sénat sur l’affaire Benalla, Philippe Bas (LR).   L’affaire Benalla a mis sous le feu des projecteurs les sénateurs. Parmi eux figurent donc Philippe Bas, qui avait convoqué Alexandre Benalla devant sa commission d’enquête en septembre 2018. Mais aussi Gérard Larcher (LR), président du Sénat, élu pour la troisième fois à cette fonction en octobre 2017. Et enfin Bruno Retailleau, le président du groupe LR du Sénat. Peu habitués à une telle attention, les membres du Sénat n’en sont pas moins satisfaits alors que l’exécutif et parfois la rue s’interroge sur l’utilité de la chambre haute.   A quoi sert le Sénat ? Dans l’affaire Benalla, a-t-il ou non rempli son rôle ? Peut-on parler d’une affaire d’État ?   Invités : Yves Threard - Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du Figaro Catherine Nay - Éditorialiste politique d’Europe 1 Jean-Philippe Derosier - Constitutionnaliste, professeur de Droit public à l’Université de Lille Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion de l’Institut de sondages IFOP
    • Magazine

      C dans l'air

      Affaire Benalla : la charge du Sénat

      aucun (0 vote) Votre vote

      Le volet politico-judiciaire de l’affaire Benalla vient de s’alourdir considérablement. Après six mois de travaux et 34 auditions, les membres de la commission d'enquête du Sénat sont ... formels : ils demandent au Bureau du Palais du Luxembourg d'engager des poursuites en justice pour « faux témoignage » contre l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron ainsi que Vincent Crase, ancien employé de La République en Marche (LaREM).  Les deux hommes, placés hier en détention provisoire pour violation de leur contrôle judiciaire, sont soupçonnés d’avoir menti sous serment sur l’utilisation de passeports diplomatiques, sur les motifs de la demande de permis de port d’arme et sur leur rôle dans le contrat passé avec un oligarque russe.   Les commissaires recommandent également que la justice soit saisie pour vérifier « un certain nombre d'omissions, d'incohérences et de contradictions » relevées lors des auditions des plus hauts collaborateurs du chef de l'État. Sont nommés le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne.   Tout aussi explosif pour l’Élysée, la Commission d’enquête présidée par Philippe Bas (LR) indique avoir relevé des « dysfonctionnements majeurs » au plus haut sommet de l’État qui ont pu « affecter » la sécurité du président et « les intérêts » du pays. Dans son rapport, rendu public aujourd’hui, sont décortiquées sur cent vingt pages de nombreuses défaillances des plus hautes institutions du pays, depuis qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase ont molesté deux manifestants place de la Contrescarpe, le 1er mai dernier. Et l’accumulation ne laisse aucun doute sur l’analyse des élus : pour eux, il s’agit d’une affaire d’État, ou plus précisément de l’histoire d’une faillite de l’appareil d’État.   Ainsi les élus pointent « des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté » dans le domaine de la sécurité du président et « un sérieux manque de précaution dans la prévention des conflits d'intérêts de certains collaborateurs », en référence au contrat négocié avec un oligarque russe par Alexandre Benalla et Vincent Crase. Ils critiquent aussi « une confiance maintenue et une collaboration poursuivie après les graves dérapages commis le 1er mai dernier » place de la Contrescarpe à Paris, ainsi qu'« une remontée d'informations défaillante au sein de l'institution policière et de l'exécutif » sur ces faits. Toujours selon la Commission, il y a eu à cette occasion des « sanctions insuffisantes » et « des faits dissimulés à la justice du fait de l'absence de saisine du procureur de la République ».   Pour son président Philippe Bas, il est à noter que ¡ de nombreuses erreurs ou anomalies, défaillances, ont été constatées ». Or la sécurité du chef de l'État « n'est pas une affaire personnelle, elle regarde tous les Français et doit être au niveau des meilleurs standards internationaux ». Dans ce sens, la Commission formule treize préconisations, dont celle de « mettre fin à l'expérience des collaborateurs 'officieux' du président de la République ». Elle suggère aussi de « conditionner le recrutement des collaborateurs » du président à « une enquête administrative préalable » pour « s'assurer de la compatibilité de leur comportement » avec leurs missions futures.   Quelques heures après, le parquet de Paris a ouvert la semaine dernière une enquête pour « entrave à la manifestation de la vérité ».     Invités :   - Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de Paris Match   - Nicolas Chapuis, journaliste police-justice au Monde   - Ivanne Trippenbach, journaliste à l’Opinion   - Evelyne Sire-Marin, magistrate et membre de la Ligue des droits de l’Homme.

      Lire la suite C dans l'air (9 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      Le volet politico-judiciaire de l’affaire Benalla vient de s’alourdir considérablement. Après six mois de travaux et 34 auditions, les membres de la commission d'enquête du Sénat sont ... formels : ils demandent au Bureau du Palais du Luxembourg d'engager des poursuites en justice pour « faux témoignage » contre l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron ainsi que Vincent Crase, ancien employé de La République en Marche (LaREM).  Les deux hommes, placés hier en détention provisoire pour violation de leur contrôle judiciaire, sont soupçonnés d’avoir menti sous serment sur l’utilisation de passeports diplomatiques, sur les motifs de la demande de permis de port d’arme et sur leur rôle dans le contrat passé avec un oligarque russe.   Les commissaires recommandent également que la justice soit saisie pour vérifier « un certain nombre d'omissions, d'incohérences et de contradictions » relevées lors des auditions des plus hauts collaborateurs du chef de l'État. Sont nommés le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne.   Tout aussi explosif pour l’Élysée, la Commission d’enquête présidée par Philippe Bas (LR) indique avoir relevé des « dysfonctionnements majeurs » au plus haut sommet de l’État qui ont pu « affecter » la sécurité du président et « les intérêts » du pays. Dans son rapport, rendu public aujourd’hui, sont décortiquées sur cent vingt pages de nombreuses défaillances des plus hautes institutions du pays, depuis qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase ont molesté deux manifestants place de la Contrescarpe, le 1er mai dernier. Et l’accumulation ne laisse aucun doute sur l’analyse des élus : pour eux, il s’agit d’une affaire d’État, ou plus précisément de l’histoire d’une faillite de l’appareil d’État.   Ainsi les élus pointent « des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté » dans le domaine de la sécurité du président et « un sérieux manque de précaution dans la prévention des conflits d'intérêts de certains collaborateurs », en référence au contrat négocié avec un oligarque russe par Alexandre Benalla et Vincent Crase. Ils critiquent aussi « une confiance maintenue et une collaboration poursuivie après les graves dérapages commis le 1er mai dernier » place de la Contrescarpe à Paris, ainsi qu'« une remontée d'informations défaillante au sein de l'institution policière et de l'exécutif » sur ces faits. Toujours selon la Commission, il y a eu à cette occasion des « sanctions insuffisantes » et « des faits dissimulés à la justice du fait de l'absence de saisine du procureur de la République ».   Pour son président Philippe Bas, il est à noter que ¡ de nombreuses erreurs ou anomalies, défaillances, ont été constatées ». Or la sécurité du chef de l'État « n'est pas une affaire personnelle, elle regarde tous les Français et doit être au niveau des meilleurs standards internationaux ». Dans ce sens, la Commission formule treize préconisations, dont celle de « mettre fin à l'expérience des collaborateurs 'officieux' du président de la République ». Elle suggère aussi de « conditionner le recrutement des collaborateurs » du président à « une enquête administrative préalable » pour « s'assurer de la compatibilité de leur comportement » avec leurs missions futures.   Quelques heures après, le parquet de Paris a ouvert la semaine dernière une enquête pour « entrave à la manifestation de la vérité ».     Invités :   - Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de Paris Match   - Nicolas Chapuis, journaliste police-justice au Monde   - Ivanne Trippenbach, journaliste à l’Opinion   - Evelyne Sire-Marin, magistrate et membre de la Ligue des droits de l’Homme.
    • Magazine

      C dans l'air

      Gilets jaunes : dans le piège de la haine

      aucun (0 vote) Votre vote

      Plus de 40 000 Gilets jaunes ont manifesté, ce week-end, dans les rues des plus grandes villes de France selon le ministère de l'Intérieur, trois mois après le début de cette fronde ... sociale inédite. Une affluence en léger repli par rapport à la semaine précédente, et ce alors que dans le même temps plusieurs sondages montrent le retournement de l'opinion publique qui souhaite désormais majoritairement l'arrêt des actions.   Le mouvement qui a longtemps été soutenu par une grande majorité de Français voit ce soutien s’éroder petit à petit, impacté par les violences qui émaillent désormais chaque journée de manifestations, ou presque.   Ce samedi 16 février, la 14ème journée de mobilisation a notamment été marquée par l'agression verbale violente d'Alain Finkielkraut en marge du cortège parisien, et les images impressionnantes filmées depuis un fourgon de gendarmes caillassé par des manifestants à Lyon. Le lendemain à Paris, Ingrid Levavasseur, l’une des figures du mouvement, a été la cible de propos sexistes et accusée de « trahison » pour avoir voulu créer une liste en vue des élections européennes - un projet dont elle avait annoncé l'abandon dans la semaine. Violemment prise à partie par des manifestants, elle a dû être exfiltrée du rassemblement et a annoncé ce lundi qu’elle allait porter plainte : « l’impunité des injures et violences faites aux femmes, c’est terminé », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.   Injures sexistes, injures antisémites, attaque d’un fourgon de police... « Le mouvement des Gilets jaunes s’est radicalisé. Il doit s’arrêter », a dit la ministre Agnès Buzyn. À droite, le député LR des Alpes-Maritimes a demandé « que l’on interdise les manifestations samedi prochain ». « 14 samedis de violence, c’est beaucoup, c’est trop ». Dans la majorité, le député LREM Sylvain Maillard a lui proposé que l'antisionisme soit reconnu comme de l'antisémitisme.   De son côté, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a annoncé qu'elle allait saisir la justice pour les faits dont le philosophe a été victime. Mais si les auteurs de ces insultes sont identifiés, ils ne pourront pas être jugés avant quelques années selon la loi de la presse, de 1881, sur la liberté d'expression. Il s'agit là pour le président de la Licra « d'un défaut de législation ». « Il faudrait prendre des mesures pour que ces personnes qui tiennent des propos racistes puissent être jugés en comparution immédiate dans les meilleurs délais ». D’autre part, « sur les réseaux sociaux où on est au paroxysme de ce que l’on craignait, il faut sortir de l’anonymat et responsabiliser les hébergeurs ». Pour lui, les rassemblements contre l’antisémitisme auxquels appellent mardi les principaux partis politiques doivent donner lieu, au-delà du symbole, à des mesures concrètes.   Alors comment lutter contre ces violences qui se sont encore exprimées ce week-end ? Quel est l’avenir du mouvement des Gilets jaunes ? Faut-il supprimer l'anonymat sur Internet pour limiter les propos haineux et l'escalade de la violence ?   Invités :   - Brice Teinturier, directeur délégué de l’institut de sondages IPSOS - Éric Fottorino, directeur de la rédaction du journal Le 1 - Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique de Marianne - Christian Saint-Palais, avocat pénaliste, président de l’association des avocats pénalistes

      Lire la suite C dans l'air (7 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      Plus de 40 000 Gilets jaunes ont manifesté, ce week-end, dans les rues des plus grandes villes de France selon le ministère de l'Intérieur, trois mois après le début de cette fronde ... sociale inédite. Une affluence en léger repli par rapport à la semaine précédente, et ce alors que dans le même temps plusieurs sondages montrent le retournement de l'opinion publique qui souhaite désormais majoritairement l'arrêt des actions.   Le mouvement qui a longtemps été soutenu par une grande majorité de Français voit ce soutien s’éroder petit à petit, impacté par les violences qui émaillent désormais chaque journée de manifestations, ou presque.   Ce samedi 16 février, la 14ème journée de mobilisation a notamment été marquée par l'agression verbale violente d'Alain Finkielkraut en marge du cortège parisien, et les images impressionnantes filmées depuis un fourgon de gendarmes caillassé par des manifestants à Lyon. Le lendemain à Paris, Ingrid Levavasseur, l’une des figures du mouvement, a été la cible de propos sexistes et accusée de « trahison » pour avoir voulu créer une liste en vue des élections européennes - un projet dont elle avait annoncé l'abandon dans la semaine. Violemment prise à partie par des manifestants, elle a dû être exfiltrée du rassemblement et a annoncé ce lundi qu’elle allait porter plainte : « l’impunité des injures et violences faites aux femmes, c’est terminé », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.   Injures sexistes, injures antisémites, attaque d’un fourgon de police... « Le mouvement des Gilets jaunes s’est radicalisé. Il doit s’arrêter », a dit la ministre Agnès Buzyn. À droite, le député LR des Alpes-Maritimes a demandé « que l’on interdise les manifestations samedi prochain ». « 14 samedis de violence, c’est beaucoup, c’est trop ». Dans la majorité, le député LREM Sylvain Maillard a lui proposé que l'antisionisme soit reconnu comme de l'antisémitisme.   De son côté, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a annoncé qu'elle allait saisir la justice pour les faits dont le philosophe a été victime. Mais si les auteurs de ces insultes sont identifiés, ils ne pourront pas être jugés avant quelques années selon la loi de la presse, de 1881, sur la liberté d'expression. Il s'agit là pour le président de la Licra « d'un défaut de législation ». « Il faudrait prendre des mesures pour que ces personnes qui tiennent des propos racistes puissent être jugés en comparution immédiate dans les meilleurs délais ». D’autre part, « sur les réseaux sociaux où on est au paroxysme de ce que l’on craignait, il faut sortir de l’anonymat et responsabiliser les hébergeurs ». Pour lui, les rassemblements contre l’antisémitisme auxquels appellent mardi les principaux partis politiques doivent donner lieu, au-delà du symbole, à des mesures concrètes.   Alors comment lutter contre ces violences qui se sont encore exprimées ce week-end ? Quel est l’avenir du mouvement des Gilets jaunes ? Faut-il supprimer l'anonymat sur Internet pour limiter les propos haineux et l'escalade de la violence ?   Invités :   - Brice Teinturier, directeur délégué de l’institut de sondages IPSOS - Éric Fottorino, directeur de la rédaction du journal Le 1 - Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique de Marianne - Christian Saint-Palais, avocat pénaliste, président de l’association des avocats pénalistes
    • Magazine

      C dans l'air

      L'unité face à l'antisémitisme ?

      aucun (0 vote) Votre vote

      Après la découverte de croix gammées sur un portrait de Simone Veil, la dégradation du mémorial d’Ilan Halimi, l’annonce dans la foulée d’une hausse de 74 % des actes antisémites recensés ... en 2018, les insultes visant Alain Finkielkraut, une quinzaine de partis politiques ont appelé les Français à se réunir ce mardi soir partout en France pour dire « Non à l'antisémitisme ».   À Paris, sur la symbolique place de la République, de nombreux représentants de la classe politique, mais aussi du monde syndical, ainsi que des simples anonymes, sont attendus à partir de 19h derrière le mot d’ordre : « ça suffit ! ». Du PS à LREM en passant par le PCF, LR et EE-LV, la quasi-totalité des grands partis politiques y participeront. D’abord absente des mouvements organisateurs, la France Insoumise a depuis rejoint la liste des participants, contrairement au Rassemblement national qui organisera son propre « hommage aux victimes des actes antisémites ». Seront également présents le Premier ministre Edouard Philippe, plus de la moitié du gouvernement et deux anciens présidents de la République : François Hollande et Nicolas Sarkozy.   Absent de cette marche, le chef de l’État se rendra ce mardi après-midi dans le cimetière juif de Quatzenheim en Alsace où 80 tombes ont été profanées. Il sera ensuite en fin de journée avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale au Mémorial de la Shoah « pour rappeler la morsure de notre histoire, pour dire ce qu'est la République et rappeler ce qu'est l'antisémitisme, la négation de ce qui est la République et la France ». Enfin, Emmanuel Macron, qui doit prononcer demain soir un discours au dîner du Crif, a annoncé qu’il « aurait à dire quels actes nous souhaitons prendre » contre l’antisémitisme.   Il s’est par ailleurs d’ores et déjà dit opposé à la pénalisation de l’antisionisme, proposée par un député LREM. « Je ne pense pas que pénaliser l’antisionisme soit une solution », a expliqué le chef de l’État. « Mais je confirme que ceux qui, aujourd'hui dans le discours, veulent la disparition d'Israël sont ceux qui veulent s'attaquer aux Juifs. Je pense néanmoins que lorsqu'on rentre dans le détail, la condamnation pénale de l'antisionisme pose d'autres problèmes ».   Le chef du gouvernement a de son côté, mis en garde dans les colonnes de l’Express contre un antisémitisme « très profondément enraciné dans la société française. L’idée selon laquelle l’antisémitisme ne serait que l’affaire des Juifs est encore très répandue. De nombreux Français sont contre l’antisémitisme mais ils ne se sentent pas personnellement concernés par ce fléau » a poursuit Edouard Philippe déplorant le fait qu' « un certain nombre de garde-fous ou de digues (soient) tombés ».   Comment lutter contre la résurgence de la haine ? Combien seront-ils ce soir à dire « ça suffit » ? Enfin antisémitisme, antisionisme... Quelle est la différence ?   Invités : Christophe Barbier - Editorialiste à L’Express Claude Weill - Editorialiste politique à Nice Matin Laurent Joly - Historien et auteur de « L'État contre les juifs : Vichy, les nazis et la persécution antisémite », Ed Grasset Cécile Cornudet - Les Echos

      Lire la suite C dans l'air (8 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      Après la découverte de croix gammées sur un portrait de Simone Veil, la dégradation du mémorial d’Ilan Halimi, l’annonce dans la foulée d’une hausse de 74 % des actes antisémites recensés ... en 2018, les insultes visant Alain Finkielkraut, une quinzaine de partis politiques ont appelé les Français à se réunir ce mardi soir partout en France pour dire « Non à l'antisémitisme ».   À Paris, sur la symbolique place de la République, de nombreux représentants de la classe politique, mais aussi du monde syndical, ainsi que des simples anonymes, sont attendus à partir de 19h derrière le mot d’ordre : « ça suffit ! ». Du PS à LREM en passant par le PCF, LR et EE-LV, la quasi-totalité des grands partis politiques y participeront. D’abord absente des mouvements organisateurs, la France Insoumise a depuis rejoint la liste des participants, contrairement au Rassemblement national qui organisera son propre « hommage aux victimes des actes antisémites ». Seront également présents le Premier ministre Edouard Philippe, plus de la moitié du gouvernement et deux anciens présidents de la République : François Hollande et Nicolas Sarkozy.   Absent de cette marche, le chef de l’État se rendra ce mardi après-midi dans le cimetière juif de Quatzenheim en Alsace où 80 tombes ont été profanées. Il sera ensuite en fin de journée avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale au Mémorial de la Shoah « pour rappeler la morsure de notre histoire, pour dire ce qu'est la République et rappeler ce qu'est l'antisémitisme, la négation de ce qui est la République et la France ». Enfin, Emmanuel Macron, qui doit prononcer demain soir un discours au dîner du Crif, a annoncé qu’il « aurait à dire quels actes nous souhaitons prendre » contre l’antisémitisme.   Il s’est par ailleurs d’ores et déjà dit opposé à la pénalisation de l’antisionisme, proposée par un député LREM. « Je ne pense pas que pénaliser l’antisionisme soit une solution », a expliqué le chef de l’État. « Mais je confirme que ceux qui, aujourd'hui dans le discours, veulent la disparition d'Israël sont ceux qui veulent s'attaquer aux Juifs. Je pense néanmoins que lorsqu'on rentre dans le détail, la condamnation pénale de l'antisionisme pose d'autres problèmes ».   Le chef du gouvernement a de son côté, mis en garde dans les colonnes de l’Express contre un antisémitisme « très profondément enraciné dans la société française. L’idée selon laquelle l’antisémitisme ne serait que l’affaire des Juifs est encore très répandue. De nombreux Français sont contre l’antisémitisme mais ils ne se sentent pas personnellement concernés par ce fléau » a poursuit Edouard Philippe déplorant le fait qu' « un certain nombre de garde-fous ou de digues (soient) tombés ».   Comment lutter contre la résurgence de la haine ? Combien seront-ils ce soir à dire « ça suffit » ? Enfin antisémitisme, antisionisme... Quelle est la différence ?   Invités : Christophe Barbier - Editorialiste à L’Express Claude Weill - Editorialiste politique à Nice Matin Laurent Joly - Historien et auteur de « L'État contre les juifs : Vichy, les nazis et la persécution antisémite », Ed Grasset Cécile Cornudet - Les Echos
    • Magazine

      C dans l'air

      Gilets jaunes : dans le piège de la haine

      aucun (0 vote) Votre vote

      Plus de 40 000 Gilets jaunes ont manifesté, ce week-end, dans les rues des plus grandes villes de France selon le ministère de l'Intérieur, trois mois après le début de cette fronde ... sociale inédite. Une affluence en léger repli par rapport à la semaine précédente, et ce alors que dans le même temps plusieurs sondages montrent le retournement de l'opinion publique qui souhaite désormais majoritairement l'arrêt des actions.   Le mouvement qui a longtemps été soutenu par une grande majorité de Français voit ce soutien s’éroder petit à petit, impacté par les violences qui émaillent désormais chaque journée de manifestations, ou presque.   Ce samedi 16 février, la 14ème journée de mobilisation a notamment été marquée par l'agression verbale violente d'Alain Finkielkraut en marge du cortège parisien, et les images impressionnantes filmées depuis un fourgon de gendarmes caillassé par des manifestants à Lyon. Le lendemain à Paris, Ingrid Levavasseur, l’une des figures du mouvement, a été la cible de propos sexistes et accusée de « trahison » pour avoir voulu créer une liste en vue des élections européennes - un projet dont elle avait annoncé l'abandon dans la semaine. Violemment prise à partie par des manifestants, elle a dû être exfiltrée du rassemblement et a annoncé ce lundi qu’elle allait porter plainte : « l’impunité des injures et violences faites aux femmes, c’est terminé », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.   Injures sexistes, injures antisémites, attaque d’un fourgon de police... « Le mouvement des Gilets jaunes s’est radicalisé. Il doit s’arrêter », a dit la ministre Agnès Buzyn. A droite, le député LR des Alpes-Maritimes a demandé « que l’on interdise les manifestations samedi prochain ». « 14 samedis de violence, c’est beaucoup, c’est trop ». Dans la majorité, le député LREM Sylvain Maillard a lui proposé que l'antisionisme soit reconnu comme de l'antisémitisme.   De son côté, la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra) a annoncé qu'elle allait saisir la justice pour les faits dont le philosophe a été victime. Mais si les auteurs de ces insultes sont identifiés, ils ne pourront pas être jugés avant quelques années selon la loi de la presse, de 1881, sur la liberté d'expression. Il s'agit là pour le président de la Licra « d'un défaut de législation ». « Il faudrait prendre des mesures pour que ces personnes qui tiennent des propos racistes puissent être jugés en comparution immédiate dans les meilleurs délais ». D’autre part, « sur les réseaux sociaux où on est au paroxysme de ce que l’on craignait, il faut sortir de l’anonymat et responsabiliser les hébergeurs ». Pour lui, les rassemblements contre l’antisémitisme auxquels appellent mardi les principaux partis politiques doivent donner lieu, au-delà du symbole, à des mesures concrètes.   Alors comment lutter contre ces violences qui se sont encore exprimées ce week-end ? Quel est l’avenir du mouvement des Gilets jaunes ? Faut-il supprimer l'anonymat sur Internet pour limiter les propos haineux et l'escalade de la violence ?   Invités :   - Brice Teinturier, directeur délégué de l’institut de sondages IPSOS - Éric Fottorino, directeur de la rédaction du journal Le 1 - Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique de Marianne - Christian Saint-Palais, avocat pénaliste, président de l’association des avocats pénalistes

      Lire la suite C dans l'air (8 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      Plus de 40 000 Gilets jaunes ont manifesté, ce week-end, dans les rues des plus grandes villes de France selon le ministère de l'Intérieur, trois mois après le début de cette fronde ... sociale inédite. Une affluence en léger repli par rapport à la semaine précédente, et ce alors que dans le même temps plusieurs sondages montrent le retournement de l'opinion publique qui souhaite désormais majoritairement l'arrêt des actions.   Le mouvement qui a longtemps été soutenu par une grande majorité de Français voit ce soutien s’éroder petit à petit, impacté par les violences qui émaillent désormais chaque journée de manifestations, ou presque.   Ce samedi 16 février, la 14ème journée de mobilisation a notamment été marquée par l'agression verbale violente d'Alain Finkielkraut en marge du cortège parisien, et les images impressionnantes filmées depuis un fourgon de gendarmes caillassé par des manifestants à Lyon. Le lendemain à Paris, Ingrid Levavasseur, l’une des figures du mouvement, a été la cible de propos sexistes et accusée de « trahison » pour avoir voulu créer une liste en vue des élections européennes - un projet dont elle avait annoncé l'abandon dans la semaine. Violemment prise à partie par des manifestants, elle a dû être exfiltrée du rassemblement et a annoncé ce lundi qu’elle allait porter plainte : « l’impunité des injures et violences faites aux femmes, c’est terminé », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.   Injures sexistes, injures antisémites, attaque d’un fourgon de police... « Le mouvement des Gilets jaunes s’est radicalisé. Il doit s’arrêter », a dit la ministre Agnès Buzyn. A droite, le député LR des Alpes-Maritimes a demandé « que l’on interdise les manifestations samedi prochain ». « 14 samedis de violence, c’est beaucoup, c’est trop ». Dans la majorité, le député LREM Sylvain Maillard a lui proposé que l'antisionisme soit reconnu comme de l'antisémitisme.   De son côté, la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra) a annoncé qu'elle allait saisir la justice pour les faits dont le philosophe a été victime. Mais si les auteurs de ces insultes sont identifiés, ils ne pourront pas être jugés avant quelques années selon la loi de la presse, de 1881, sur la liberté d'expression. Il s'agit là pour le président de la Licra « d'un défaut de législation ». « Il faudrait prendre des mesures pour que ces personnes qui tiennent des propos racistes puissent être jugés en comparution immédiate dans les meilleurs délais ». D’autre part, « sur les réseaux sociaux où on est au paroxysme de ce que l’on craignait, il faut sortir de l’anonymat et responsabiliser les hébergeurs ». Pour lui, les rassemblements contre l’antisémitisme auxquels appellent mardi les principaux partis politiques doivent donner lieu, au-delà du symbole, à des mesures concrètes.   Alors comment lutter contre ces violences qui se sont encore exprimées ce week-end ? Quel est l’avenir du mouvement des Gilets jaunes ? Faut-il supprimer l'anonymat sur Internet pour limiter les propos haineux et l'escalade de la violence ?   Invités :   - Brice Teinturier, directeur délégué de l’institut de sondages IPSOS - Éric Fottorino, directeur de la rédaction du journal Le 1 - Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique de Marianne - Christian Saint-Palais, avocat pénaliste, président de l’association des avocats pénalistes
    • Magazine

      C dans l'air

      Émission du samedi 16 février 2019

      aucun (0 vote) Votre vote

      Du lundi au samedi, «C dans l'air» donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans ... le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet.

      Lire la suite C dans l'air (8 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      Du lundi au samedi, «C dans l'air» donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans ... le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet.
    • Magazine

      C dans l'air

      Chômage : une baisse durable ?

      aucun (0 vote) Votre vote

      C’est son plus bas niveau depuis 2009, le taux de chômage s’est réduit à 8,8 % de la population active après une baisse de 0,3 point au quatrième trimestre 2018. Selon les chiffres ... provisoires de l’Insee publiés ce jeudi, cela représente 2,47 millions de demandeurs d’emploi et 90.000 chômeurs de moins sur un trimestre. Une décrue sur la fin de l’année particulièrement encourageante chez les moins de 25 ans, dont le taux passe sous la barre des 20 %, à 18,8 %. Autre bonne nouvelle : le taux d’emploi de toutes les catégories d’âges en France augmente pour atteindre 66,1 % de la population. Soit le plus haut taux d’emploi depuis 1980, c’est-à-dire depuis 40 ans.   « C’est dû notamment aux réformes du marché du travail qui commencent à produire leurs effets », a commenté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se félicitant hier sur France Info de cette « très bonne nouvelle ». « On voit que les employeurs, notamment les petites entreprises, n’ont plus peur d’embaucher, et c’est l’effet des ordonnances », a ajouté la ministre, évoquant aussi « plus de jeunes en apprentissage » et « plus de demandeurs d’emploi dans des formations de qualité ».   Quelques points négatifs viennent néanmoins atténuer ces chiffres. Car s’il y a moins d’entrées dans le chômage, il y a également trois fois moins de créations nettes d’emplois en 2018 qu’en 2017. Le chômage des plus de 50 ans demeure préoccupant et le nombre de chômeurs de longue durée continue de croître sur un an. Autre nuance, le chiffre, fourni par l'Insee, des personnes inactives qui souhaiteraient travailler sans être considérées au chômage : 1,5 million. Un chiffre record, similaire à celui de 2017, qui a augmenté de 250 000 personnes en dix ans. Enfin autre point notable, « le fort rebond du nombre de personnes en temps partiel subi, qui fait suite à une forte baisse du trimestre précédent ». D'après l'enquête menée par l'institut, 5,8 % des personnes en emploi seraient en situation de sous-emploi fin 2018.   Alors comment expliquer cette baisse du chômage ? Est-ce une tendance de fond ou un nouvel épisode du yo-yo que font les chiffres depuis des mois ? Le chômage est-il en train de diminuer durablement ? Quels sont aujourd’hui les secteurs qui recrutent ?   Invités :   Fanny Guinochet - Journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions économiques et sociales   Mathieu Plane - Économiste à l'OFCE   Robin Rivaton - Économiste, membre du conseil scientifique de la Fondapol   Bernard Vivier - Directeur de l'Institut supérieur du travail

      Lire la suite C dans l'air (10 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      C’est son plus bas niveau depuis 2009, le taux de chômage s’est réduit à 8,8 % de la population active après une baisse de 0,3 point au quatrième trimestre 2018. Selon les chiffres ... provisoires de l’Insee publiés ce jeudi, cela représente 2,47 millions de demandeurs d’emploi et 90.000 chômeurs de moins sur un trimestre. Une décrue sur la fin de l’année particulièrement encourageante chez les moins de 25 ans, dont le taux passe sous la barre des 20 %, à 18,8 %. Autre bonne nouvelle : le taux d’emploi de toutes les catégories d’âges en France augmente pour atteindre 66,1 % de la population. Soit le plus haut taux d’emploi depuis 1980, c’est-à-dire depuis 40 ans.   « C’est dû notamment aux réformes du marché du travail qui commencent à produire leurs effets », a commenté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se félicitant hier sur France Info de cette « très bonne nouvelle ». « On voit que les employeurs, notamment les petites entreprises, n’ont plus peur d’embaucher, et c’est l’effet des ordonnances », a ajouté la ministre, évoquant aussi « plus de jeunes en apprentissage » et « plus de demandeurs d’emploi dans des formations de qualité ».   Quelques points négatifs viennent néanmoins atténuer ces chiffres. Car s’il y a moins d’entrées dans le chômage, il y a également trois fois moins de créations nettes d’emplois en 2018 qu’en 2017. Le chômage des plus de 50 ans demeure préoccupant et le nombre de chômeurs de longue durée continue de croître sur un an. Autre nuance, le chiffre, fourni par l'Insee, des personnes inactives qui souhaiteraient travailler sans être considérées au chômage : 1,5 million. Un chiffre record, similaire à celui de 2017, qui a augmenté de 250 000 personnes en dix ans. Enfin autre point notable, « le fort rebond du nombre de personnes en temps partiel subi, qui fait suite à une forte baisse du trimestre précédent ». D'après l'enquête menée par l'institut, 5,8 % des personnes en emploi seraient en situation de sous-emploi fin 2018.   Alors comment expliquer cette baisse du chômage ? Est-ce une tendance de fond ou un nouvel épisode du yo-yo que font les chiffres depuis des mois ? Le chômage est-il en train de diminuer durablement ? Quels sont aujourd’hui les secteurs qui recrutent ?   Invités :   Fanny Guinochet - Journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions économiques et sociales   Mathieu Plane - Économiste à l'OFCE   Robin Rivaton - Économiste, membre du conseil scientifique de la Fondapol   Bernard Vivier - Directeur de l'Institut supérieur du travail
    • Magazine

      C dans l'air

      Chômage : une baisse durable ?

      aucun (0 vote) Votre vote

      C’est son plus bas niveau depuis 2009, le taux de chômage s’est réduit à 8,8 % de la population active après une baisse de 0,3 point au quatrième trimestre 2018. Selon les chiffres ... provisoires de l’Insee publiés ce jeudi, cela représente 2,47 millions de demandeurs d’emploi et 90.000 chômeurs de moins sur un trimestre. Une décrue sur la fin de l’année particulièrement encourageante chez les moins de 25 ans, dont le taux passe sous la barre des 20 %, à 18,8 %. Autre bonne nouvelle : le taux d’emploi de toutes les catégories d’âges en France augmente pour atteindre 66,1 % de la population. Soit le plus haut taux d’emploi depuis 1980, c’est-à-dire depuis 40 ans.   « C’est dû notamment aux réformes du marché du travail qui commencent à produire leurs effets », a commenté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se félicitant hier sur France Info de cette « très bonne nouvelle ». « On voit que les employeurs, notamment les petites entreprises, n’ont plus peur d’embaucher, et c’est l’effet des ordonnances », a ajouté la ministre, évoquant aussi « plus de jeunes en apprentissage » et « plus de demandeurs d’emploi dans des formations de qualité ».   Quelques points négatifs viennent néanmoins atténuer ces chiffres. Car s’il y a moins d’entrées dans le chômage, il y a également trois fois moins de créations nettes d’emplois en 2018 qu’en 2017. Le chômage des plus de 50 ans demeure préoccupant et le nombre de chômeurs de longue durée continue de croître sur un an. Autre nuance, le chiffre, fourni par l'Insee, des personnes inactives qui souhaiteraient travailler sans être considérées au chômage : 1,5 million. Un chiffre record, similaire à celui de 2017, qui a augmenté de 250 000 personnes en dix ans. Enfin autre point notable, « le fort rebond du nombre de personnes en temps partiel subi, qui fait suite à une forte baisse du trimestre précédent ». D'après l'enquête menée par l'institut, 5,8 % des personnes en emploi seraient en situation de sous-emploi fin 2018.   Alors comment expliquer cette baisse du chômage ? Est-ce une tendance de fond ou un nouvel épisode du yo-yo que font les chiffres depuis des mois ? Le chômage est-il en train de diminuer durablement ? Quels sont aujourd’hui les secteurs qui recrutent ?   Invités :   Fanny Guinochet - Journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions économiques et sociales   Mathieu Plane - Économiste à l'OFCE   Robin Rivaton - Économiste, membre du conseil scientifique de la Fondapol   Bernard Vivier - Directeur de l'Institut supérieur du travail

      Lire la suite C dans l'air (7 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      C’est son plus bas niveau depuis 2009, le taux de chômage s’est réduit à 8,8 % de la population active après une baisse de 0,3 point au quatrième trimestre 2018. Selon les chiffres ... provisoires de l’Insee publiés ce jeudi, cela représente 2,47 millions de demandeurs d’emploi et 90.000 chômeurs de moins sur un trimestre. Une décrue sur la fin de l’année particulièrement encourageante chez les moins de 25 ans, dont le taux passe sous la barre des 20 %, à 18,8 %. Autre bonne nouvelle : le taux d’emploi de toutes les catégories d’âges en France augmente pour atteindre 66,1 % de la population. Soit le plus haut taux d’emploi depuis 1980, c’est-à-dire depuis 40 ans.   « C’est dû notamment aux réformes du marché du travail qui commencent à produire leurs effets », a commenté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se félicitant hier sur France Info de cette « très bonne nouvelle ». « On voit que les employeurs, notamment les petites entreprises, n’ont plus peur d’embaucher, et c’est l’effet des ordonnances », a ajouté la ministre, évoquant aussi « plus de jeunes en apprentissage » et « plus de demandeurs d’emploi dans des formations de qualité ».   Quelques points négatifs viennent néanmoins atténuer ces chiffres. Car s’il y a moins d’entrées dans le chômage, il y a également trois fois moins de créations nettes d’emplois en 2018 qu’en 2017. Le chômage des plus de 50 ans demeure préoccupant et le nombre de chômeurs de longue durée continue de croître sur un an. Autre nuance, le chiffre, fourni par l'Insee, des personnes inactives qui souhaiteraient travailler sans être considérées au chômage : 1,5 million. Un chiffre record, similaire à celui de 2017, qui a augmenté de 250 000 personnes en dix ans. Enfin autre point notable, « le fort rebond du nombre de personnes en temps partiel subi, qui fait suite à une forte baisse du trimestre précédent ». D'après l'enquête menée par l'institut, 5,8 % des personnes en emploi seraient en situation de sous-emploi fin 2018.   Alors comment expliquer cette baisse du chômage ? Est-ce une tendance de fond ou un nouvel épisode du yo-yo que font les chiffres depuis des mois ? Le chômage est-il en train de diminuer durablement ? Quels sont aujourd’hui les secteurs qui recrutent ?   Invités :   Fanny Guinochet - Journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions économiques et sociales   Mathieu Plane - Économiste à l'OFCE   Robin Rivaton - Économiste, membre du conseil scientifique de la Fondapol   Bernard Vivier - Directeur de l'Institut supérieur du travail
    • Magazine

      C dans l'air

      -

      bien (25 votes) Votre vote

      Du lundi au jeudi, la journaliste donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet. Bruce Toussaint prend le relais le vendredi et le samedi.

      Lire la suite C dans l'air (7 vidéos) Commenter
      Voir en replay sur France 5
      Du lundi au jeudi, la journaliste donne les clés pour comprendre dans sa globalité un événement ou un sujet de première importance, en permettant aux téléspectateurs d'intervenir dans le débat ou de poser des questions par SMS ou Internet. Bruce Toussaint prend le relais le vendredi et le samedi.

    Audiences replay du 20-02

    //Google Tag Manager