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  • C dans l'air en replay (6 vidéos)

    A propos de C dans l'air

    Diffusée tous les jours en direct sur France 5, l'émission C dans l'air est un magazine d'actualité où le débat fait rage. Orchestré par Yves Calvi, ce talk-show aborde chaque soir un des thèmes qui font l'actualité du moment en compagnie d'experts et analystes. Au travers de reportages et de discussions, chaque sujet est ainsi exploré en profondeur et décrypté pour le grand public. En 2016, Yves Calvi part sur LCI présenter rigoureusement la même émission mais qui s'intitule 24h en questions. France 5 continue pour sa part la diffusion en direct de C dans l'air avec à sa présentation du lundi au jeudi, Caroline Roux puis vendredi et samedi, Bruce Toussaint. Les thèmes abordés dans cet émission deviennent principalement politiques.

    • Divertissement

      C dans l'air

      Émission du mercredi 19 septembre 2018

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      C'était un moment très attendu. Alexandre Benalla a été auditionné par la Commission d'enquête du Sénat ce mercredi, afin de savoir quel était son rôle exact au sein de l'Élysée. Une audition sous haute tension, précédée ces derniers jours de petites piques et de mises en garde répétées de l'exécutif, qui était aujourd’hui très observée. Le suspense avait d'ailleurs été alimenté par le principal intéressé lui-même, Alexandre Benalla ayant dans un premier temps menacé de ne pas répondre à la convocation des sénateurs, avant de changer d’avis et de se rendre « contraint » devant une commission qui, selon lui, « bafoue notre démocratie ». Le ton de l'ancien collaborateur de l'Elysée, mis en examen en juillet pour violences en réunion en marge de la manifestation du 1er mai dernier, a bien changé ce mercredi matin. En préambule, Alexandre Benalla a présenté ses excuses aux élus de la Chambre Haute. « J'ai un profond respect pour le Sénat, j'ai un profond respect pour les sénateurs » a-t-il assuré devant le président de la commission Phillipe Bas, qu'il qualifiait la semaine passée de « petit marquis ». « Je suis bien élevé, je vous présente mes excuses, monsieur Bas. On n'attaque pas les hommes ». Voilà pour le ton, mais qu'en est-il du fond ? Quel rôle jouait Alexandre Benalla à l’Elysée ? Devant la commission des sénateurs de tous bords (sauf LREM, qui a boycotté l'audition), l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron s’est définit comme un « coordinateur » et pas un garde du corps. Ses missions ? « L'organisation des déplacements nationaux, « l'organisation des événements au Palais », « l'organisation des déplacements privés du président », « la coordination des services de sécurité ». Des fonctions qui, selon lui, justifiaient notamment une « autorisation de port d'arme » qu'il a demandée « pour des motifs de sécurité et de défense personnelles ». Concernant le fameux badge d'accès à l'Assemblée nationale, il a reconnu que c’était un « un caprice personnel, je continuais à aller à la salle de sports, à la bibliothèque ». Enfin se défendant d'avoir bénéficié de passe-droits, il a dénoncé à nouveau « un acharnement médiatique » et une « instrumentalisation à des fins politiques ». Autant de déclarations qui ont suscité de nombreuses réactions chez les parlementaires et dans les rangs de la police. « On n'est pas très satisfaits, de nouvelles interrogations pointent le bout de leur nez »,  a ainsi déclaré ce mercredi le secrétaire général de la CGT-Police. Le dirigeant syndical a par ailleurs estimé que sur le port d‘arme la justification d'Alexandre Benalla n'est « pas très crédible ». « Les écrits le contredisent ». Pour le secrétaire général de l'Unsa police « les fonctions qui étaient les siennes relèvent d'une certaine ambiguïté entre les fonctions d'organisation et les fonctions de sécurité ». Selon lui, « son audition au Sénat n'a pas vraiment éclairci cette situation ». Il en est « de même sur la détention et le port d'arme ». Interrogé par les journalistes à la fin des auditions, le président de la commission d'enquête, Philippe Bas a jugé pour sa part que « les contradictions apparues sur la fonction de M.Benalla dès le mois de juillet ne sont pas levées. D’autant plus qu’il y a eu une définition assez évolutive de cette fonction ». « Alexandre Benalla est un gros malin qui nous a pris pour des benêts. Mais nous ne sommes pas des benêts » a réagi de son côté le sénateur de Paris (LR) Pierre Charon avant de se demander : « De quoi ont-il peur ? Qu'a fait Benalla pour avoir autant de soutiens gouvernementaux ? »   Invités   Christophe BARBIER, éditorialiste à L’Express   Raphaëlle BACQUÉ, grand reporter au Monde   Jean-Dominique MERCHET, journaliste à L’opinion et auteur de Macron Bonaparte Editions Stock   Jean GARRIGUES, historien de la vie politique et auteur de La République des traîtres Editions Tallandier

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      C'était un moment très attendu. Alexandre Benalla a été auditionné par la Commission d'enquête du Sénat ce mercredi, afin de savoir quel était son rôle exact au sein de l'Élysée. Une audition sous haute tension, précédée ces derniers jours de petites piques et de mises en garde répétées de l'exécutif, qui était aujourd’hui très observée. Le suspense avait d'ailleurs été alimenté par le principal intéressé lui-même, Alexandre Benalla ayant dans un premier temps menacé de ne pas répondre à la convocation des sénateurs, avant de changer d’avis et de se rendre « contraint » devant une commission qui, selon lui, « bafoue notre démocratie ». Le ton de l'ancien collaborateur de l'Elysée, mis en examen en juillet pour violences en réunion en marge de la manifestation du 1er mai dernier, a bien changé ce mercredi matin. En préambule, Alexandre Benalla a présenté ses excuses aux élus de la Chambre Haute. « J'ai un profond respect pour le Sénat, j'ai un profond respect pour les sénateurs » a-t-il assuré devant le président de la commission Phillipe Bas, qu'il qualifiait la semaine passée de « petit marquis ». « Je suis bien élevé, je vous présente mes excuses, monsieur Bas. On n'attaque pas les hommes ». Voilà pour le ton, mais qu'en est-il du fond ? Quel rôle jouait Alexandre Benalla à l’Elysée ? Devant la commission des sénateurs de tous bords (sauf LREM, qui a boycotté l'audition), l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron s’est définit comme un « coordinateur » et pas un garde du corps. Ses missions ? « L'organisation des déplacements nationaux, « l'organisation des événements au Palais », « l'organisation des déplacements privés du président », « la coordination des services de sécurité ». Des fonctions qui, selon lui, justifiaient notamment une « autorisation de port d'arme » qu'il a demandée « pour des motifs de sécurité et de défense personnelles ». Concernant le fameux badge d'accès à l'Assemblée nationale, il a reconnu que c’était un « un caprice personnel, je continuais à aller à la salle de sports, à la bibliothèque ». Enfin se défendant d'avoir bénéficié de passe-droits, il a dénoncé à nouveau « un acharnement médiatique » et une « instrumentalisation à des fins politiques ». Autant de déclarations qui ont suscité de nombreuses réactions chez les parlementaires et dans les rangs de la police. « On n'est pas très satisfaits, de nouvelles interrogations pointent le bout de leur nez »,  a ainsi déclaré ce mercredi le secrétaire général de la CGT-Police. Le dirigeant syndical a par ailleurs estimé que sur le port d‘arme la justification d'Alexandre Benalla n'est « pas très crédible ». « Les écrits le contredisent ». Pour le secrétaire général de l'Unsa police « les fonctions qui étaient les siennes relèvent d'une certaine ambiguïté entre les fonctions d'organisation et les fonctions de sécurité ». Selon lui, « son audition au Sénat n'a pas vraiment éclairci cette situation ». Il en est « de même sur la détention et le port d'arme ». Interrogé par les journalistes à la fin des auditions, le président de la commission d'enquête, Philippe Bas a jugé pour sa part que « les contradictions apparues sur la fonction de M.Benalla dès le mois de juillet ne sont pas levées. D’autant plus qu’il y a eu une définition assez évolutive de cette fonction ». « Alexandre Benalla est un gros malin qui nous a pris pour des benêts. Mais nous ne sommes pas des benêts » a réagi de son côté le sénateur de Paris (LR) Pierre Charon avant de se demander : « De quoi ont-il peur ? Qu'a fait Benalla pour avoir autant de soutiens gouvernementaux ? »   Invités   Christophe BARBIER, éditorialiste à L’Express   Raphaëlle BACQUÉ, grand reporter au Monde   Jean-Dominique MERCHET, journaliste à L’opinion et auteur de Macron Bonaparte Editions Stock   Jean GARRIGUES, historien de la vie politique et auteur de La République des traîtres Editions Tallandier
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      Émission du mardi 18 septembre 2018

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      C’est un nouveau coup dur pour l’exécutif. Fidèle d’entre les fidèles d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb a décidé de quitter le gouvernement en 2019 pour se lancer dans la bataille des municipales à Lyon, ville dont il a été maire de 2001 à 2017. « Je serai candidat à Lyon [en 2020] », annonce le ministre de l’Intérieur dans un entretien à L’Express, publié ce mardi, avant de préciser le calendrier de son départ : ce sera après les élections européennes, prévues le 26 mai 2019.   Pour l’exécutif, cette déclaration n’est pas une surprise. Dès son arrivée Place Beauvau, en mai 2017, Gérard Collomb avait fait savoir qu’il reviendrait un jour dans son fief lyonnais. Mais en cette rentrée déjà agitée pour l’exécutif, l’annonce du prochain départ du numéro deux du gouvernement tombe mal. Surtout qu’elle s’accompagne d’une critique de la méthode de l’exécutif.   Déjà, le 6 septembre dernier sur BFM-TV et RMC, le ministre de l’Intérieur avait souligné le « manque d’humilité » du pouvoir pour expliquer les mauvais sondages. Plus violent, il avait mis en cause directement Emmanuel Macron. « En grec, il y a un mot qui s’appelle hubris c’est la malédiction des dieux quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter », avait averti l'agrégé de lettres classiques.   Dans son entretien à L’Express, celui qui revendique de parler librement au président enfonce le clou et prêche une nouvelle fois pour plus d'humilité. Il conseille également à l’exécutif de plus écouter les Français qui manifestent leur ras-le-bol, notamment les personnes âgées. « Si celles-ci protestent ce n’est pas parce qu’elles sont de mauvaise foi. Oui, à un moment donné, il ne faut pas charger la barque ».   A-t-il été entendu ? Alors que Christophe Castaner a évoqué vendredi sa volonté d’ouvrir une « réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions afin de lutter contre les inégalités, le président a totalement exclu ce lundi la possibilité d’une réforme sur ce sujet. « On n’y touchera pas tant que je serai là », aurait fermement déclaré le chef de l’Etat au cours d’une réunion de service. "On a demandé des efforts aux retraités. Mais maintenant, arrêtez de les emmerder », aurait-il tranché face à la proposition du délégué général de La République en marche (LREM).   Le sujet crée donc une nouvelle cacophonie au sommet, et une opposition entre deux hommes pourtant proches, au moment où la majorité présidentielle traverse des remous à l’Assemblée nationale. Un groupe que la députée Frédérique Dumas a quitté en le comparant au Titanic.   Invités : Bruno JEUDY, rédacteur en chef du service politique de Paris Match   Soazig QUÉMÉNER, rédactrice en chef du service politique de Marianne   Philippe RIDET, grand Reporter au Monde   Ivanne TRIPPENBACH, journaliste politique à L’Opinion

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      C’est un nouveau coup dur pour l’exécutif. Fidèle d’entre les fidèles d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb a décidé de quitter le gouvernement en 2019 pour se lancer dans la bataille des municipales à Lyon, ville dont il a été maire de 2001 à 2017. « Je serai candidat à Lyon [en 2020] », annonce le ministre de l’Intérieur dans un entretien à L’Express, publié ce mardi, avant de préciser le calendrier de son départ : ce sera après les élections européennes, prévues le 26 mai 2019.   Pour l’exécutif, cette déclaration n’est pas une surprise. Dès son arrivée Place Beauvau, en mai 2017, Gérard Collomb avait fait savoir qu’il reviendrait un jour dans son fief lyonnais. Mais en cette rentrée déjà agitée pour l’exécutif, l’annonce du prochain départ du numéro deux du gouvernement tombe mal. Surtout qu’elle s’accompagne d’une critique de la méthode de l’exécutif.   Déjà, le 6 septembre dernier sur BFM-TV et RMC, le ministre de l’Intérieur avait souligné le « manque d’humilité » du pouvoir pour expliquer les mauvais sondages. Plus violent, il avait mis en cause directement Emmanuel Macron. « En grec, il y a un mot qui s’appelle hubris c’est la malédiction des dieux quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter », avait averti l'agrégé de lettres classiques.   Dans son entretien à L’Express, celui qui revendique de parler librement au président enfonce le clou et prêche une nouvelle fois pour plus d'humilité. Il conseille également à l’exécutif de plus écouter les Français qui manifestent leur ras-le-bol, notamment les personnes âgées. « Si celles-ci protestent ce n’est pas parce qu’elles sont de mauvaise foi. Oui, à un moment donné, il ne faut pas charger la barque ».   A-t-il été entendu ? Alors que Christophe Castaner a évoqué vendredi sa volonté d’ouvrir une « réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions afin de lutter contre les inégalités, le président a totalement exclu ce lundi la possibilité d’une réforme sur ce sujet. « On n’y touchera pas tant que je serai là », aurait fermement déclaré le chef de l’Etat au cours d’une réunion de service. "On a demandé des efforts aux retraités. Mais maintenant, arrêtez de les emmerder », aurait-il tranché face à la proposition du délégué général de La République en marche (LREM).   Le sujet crée donc une nouvelle cacophonie au sommet, et une opposition entre deux hommes pourtant proches, au moment où la majorité présidentielle traverse des remous à l’Assemblée nationale. Un groupe que la députée Frédérique Dumas a quitté en le comparant au Titanic.   Invités : Bruno JEUDY, rédacteur en chef du service politique de Paris Match   Soazig QUÉMÉNER, rédactrice en chef du service politique de Marianne   Philippe RIDET, grand Reporter au Monde   Ivanne TRIPPENBACH, journaliste politique à L’Opinion
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      Macron et l'emploi

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      C’est une phrase qui passe mal. Samedi, lors des Journées européennes du patrimoine, le chef de l'État a été interpellé dans les jardins de l'Élysée par un jeune diplômé du secteur horticole, actuellement au chômage, affirmant que les employeurs auprès de qui il déposait son CV ne le rappelaient pas.   Réponse du président : se réorienter vers un secteur en manque de bras, l’hôtellerie-restauration ou le bâtiment. « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n’a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve ! »   Un échange qui a immédiatement suscité de nombreux commentaires acerbes sur les réseaux sociaux et dans la classe politique. « Macron invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chômeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ? », a twitté Jean-Luc Mélenchon. « Cette manière de culpabiliser ceux qui cherchent un emploi est absolument insupportable », a renchéri Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris. Emmanuel Macron « n'est pas un président de la République mais un méprisant de la République », a-t-il ajouté. Un avis partagé par la députée LR Valérie Boyer, qui fustige le « mépris permanent » du chef de l'État.   Ce n'est pas la première fois qu’Emmanuel Macron répond sur ce thème à des chômeurs qui l'interpellent dans ses bains de foule, en insistant sur le manque de main d'œuvre dans certaines filières. Alors les propos du président, largement critiqués, sont-ils réalistes ?   Selon les chiffres de la Dares dévoilés en août, les emplois vacants faute de candidats adéquats étaient 152 000 au deuxième trimestre 2018. Une autre étude de Pôle emploi publiée en décembre dernier montrait aussi qu’en 2017 150 000 projets d’embauche avaient été abandonnés faute de candidats. Les secteurs les plus touchés seraient le commerce, l’hôtellerie-restauration, le transport, l’industrie, le bâtiment… Enfin d’après une autre enquête « Besoins en main-d’œuvre », publiée par Pôle emploi en avril 2018, 44 % des projets de recrutement des entreprises étaient présumés « difficiles » cette année. Notamment sur certains métiers : couvreur, chaudronnier, serrurier, forgeron, carrossier automobile, aide à domicile, plombier, dessinateur en travaux publics, boucher, masseur kiné, dentiste, personnel navigant de l’aviation…   Pour autant, suffit-il à un jeune de chômeur de « traverser la rue » pour trouver un emploi dans ces secteurs ? Pourquoi y-a-t-il autant d’emplois non pourvus en France alors que le taux de chômage touche 9,1 % de la population active ? Comment lutter efficacement contre le chômage ?   Invités :   - Yves Threard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro   - Françoise Fressoz, éditorialiste politique au Monde   - Bernard Vivier, directeur de l’Institut Supérieur du Travail   - Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut de sondages Ipsos.

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      C’est une phrase qui passe mal. Samedi, lors des Journées européennes du patrimoine, le chef de l'État a été interpellé dans les jardins de l'Élysée par un jeune diplômé du secteur horticole, actuellement au chômage, affirmant que les employeurs auprès de qui il déposait son CV ne le rappelaient pas.   Réponse du président : se réorienter vers un secteur en manque de bras, l’hôtellerie-restauration ou le bâtiment. « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n’a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve ! »   Un échange qui a immédiatement suscité de nombreux commentaires acerbes sur les réseaux sociaux et dans la classe politique. « Macron invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chômeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ? », a twitté Jean-Luc Mélenchon. « Cette manière de culpabiliser ceux qui cherchent un emploi est absolument insupportable », a renchéri Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris. Emmanuel Macron « n'est pas un président de la République mais un méprisant de la République », a-t-il ajouté. Un avis partagé par la députée LR Valérie Boyer, qui fustige le « mépris permanent » du chef de l'État.   Ce n'est pas la première fois qu’Emmanuel Macron répond sur ce thème à des chômeurs qui l'interpellent dans ses bains de foule, en insistant sur le manque de main d'œuvre dans certaines filières. Alors les propos du président, largement critiqués, sont-ils réalistes ?   Selon les chiffres de la Dares dévoilés en août, les emplois vacants faute de candidats adéquats étaient 152 000 au deuxième trimestre 2018. Une autre étude de Pôle emploi publiée en décembre dernier montrait aussi qu’en 2017 150 000 projets d’embauche avaient été abandonnés faute de candidats. Les secteurs les plus touchés seraient le commerce, l’hôtellerie-restauration, le transport, l’industrie, le bâtiment… Enfin d’après une autre enquête « Besoins en main-d’œuvre », publiée par Pôle emploi en avril 2018, 44 % des projets de recrutement des entreprises étaient présumés « difficiles » cette année. Notamment sur certains métiers : couvreur, chaudronnier, serrurier, forgeron, carrossier automobile, aide à domicile, plombier, dessinateur en travaux publics, boucher, masseur kiné, dentiste, personnel navigant de l’aviation…   Pour autant, suffit-il à un jeune de chômeur de « traverser la rue » pour trouver un emploi dans ces secteurs ? Pourquoi y-a-t-il autant d’emplois non pourvus en France alors que le taux de chômage touche 9,1 % de la population active ? Comment lutter efficacement contre le chômage ?   Invités :   - Yves Threard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro   - Françoise Fressoz, éditorialiste politique au Monde   - Bernard Vivier, directeur de l’Institut Supérieur du Travail   - Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut de sondages Ipsos.
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      Émission du samedi 15 septembre 2018

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      En ce week-end placé sous le signe de la culture et du patrimoine, près de 17 000 monuments ouvrent leurs portes aux Français et aux touristes, très attachés à ce rendez-vous annuel. Mais cette 35ème édition des journées du patrimoine s’inscrit dans un contexte politique particulier. L’animateur Stéphane Bern, chargé par Emmanuel Macron d'une mission sur le patrimoine local en péril, avait en effet menacé de démissionner s’il estimait être considéré comme un "cache-misère " face à l’ampleur de la tâche. Il a notamment dénoncé la rénovation à 450 millions d’euros du Grand Palais à Paris, au détriment du "patrimoine vernaculaire des petits villages". Pour venir au secours des monuments français, Stéphane Bern a lancé en septembre le "Loto du patrimoine". L’objectif : récolter 15 à 20 millions d’euros grâce à des tickets à gratter à 15 euros et des grilles de loto à 3 euros. 10 et 20% du prix iront respectivement au financement du patrimoine. Alors que Laurent Wauquiez a proposé 100 millions d’euros à Stéphane Bern pour sauver les sites menacés de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la ministre de la culture Françoise Nyssen a annoncé l’augmentation de 5% du budget consacré au patrimoine, qui devrait s’élever à 326 millions d’euros.   Animateur vedette, écrivain passionné de culture et d’Histoire : Stéphane Bern est une personnalité déjà bien connue du grand public. Une notoriété qu’il souhaite mettre à contribution dans la mission qui lui a été confiée pour tenter de rallier les Français à sa cause : sauver le patrimoine du pays afin de conserver son rayonnement auprès des visiteurs, ce qu’il a fait en rachetant le collège royal et militaire de Thiron-Gardais (Eure-et-Loir) pour le rénover. Parmi ces lieux en péril figure la villa Viardot à Bougival, où Stéphane Bern était en visite ce matin avec Emmanuel Macron. Le Président de la République a d’ailleurs salué "les excellents résultats" de cette mission.   Pour donner une seconde vie au patrimoine, certains ne manquent pas d’imagination. A Angers par exemple, une ancienne église a été restaurée et transformée en boîte de nuit, tout en conservant les spécificités de son architecture. Bar, musique et boules à facettes : si la Chapelle a perdu toute vocation religieuse, elle est redevenue un lieu phare de la ville aujourd’hui. Une reconversion du patrimoine qui se transforme parfois en projet de vie : dans l’Yonne, un couple a passé des années à restaurer une église désaffectée pour en faire leur maison.   Pourquoi les journées du patrimoine sont-elles si populaires auprès  des Français ? Chargé de sauver le patrimoine français dans les territoires, Stéphane Bern viendra-t-il à bout de sa mission ? Comment peut-on donner une seconde vie aux monuments historiques ?     Invités :     Gérard-François DUMONT – Géographe, auteur de "Les territoires français : diagnostic et gouvernance"   Bruno FULIGNI – Historien, auteur de "Tour du monde à travers la France inconnue"   Claire BOMMELAER – Grand reporter au service culture du Figaro   Jérôme FOURQUET – Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP

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      En ce week-end placé sous le signe de la culture et du patrimoine, près de 17 000 monuments ouvrent leurs portes aux Français et aux touristes, très attachés à ce rendez-vous annuel. Mais cette 35ème édition des journées du patrimoine s’inscrit dans un contexte politique particulier. L’animateur Stéphane Bern, chargé par Emmanuel Macron d'une mission sur le patrimoine local en péril, avait en effet menacé de démissionner s’il estimait être considéré comme un "cache-misère " face à l’ampleur de la tâche. Il a notamment dénoncé la rénovation à 450 millions d’euros du Grand Palais à Paris, au détriment du "patrimoine vernaculaire des petits villages". Pour venir au secours des monuments français, Stéphane Bern a lancé en septembre le "Loto du patrimoine". L’objectif : récolter 15 à 20 millions d’euros grâce à des tickets à gratter à 15 euros et des grilles de loto à 3 euros. 10 et 20% du prix iront respectivement au financement du patrimoine. Alors que Laurent Wauquiez a proposé 100 millions d’euros à Stéphane Bern pour sauver les sites menacés de la région Auvergne-Rhône-Alpes, la ministre de la culture Françoise Nyssen a annoncé l’augmentation de 5% du budget consacré au patrimoine, qui devrait s’élever à 326 millions d’euros.   Animateur vedette, écrivain passionné de culture et d’Histoire : Stéphane Bern est une personnalité déjà bien connue du grand public. Une notoriété qu’il souhaite mettre à contribution dans la mission qui lui a été confiée pour tenter de rallier les Français à sa cause : sauver le patrimoine du pays afin de conserver son rayonnement auprès des visiteurs, ce qu’il a fait en rachetant le collège royal et militaire de Thiron-Gardais (Eure-et-Loir) pour le rénover. Parmi ces lieux en péril figure la villa Viardot à Bougival, où Stéphane Bern était en visite ce matin avec Emmanuel Macron. Le Président de la République a d’ailleurs salué "les excellents résultats" de cette mission.   Pour donner une seconde vie au patrimoine, certains ne manquent pas d’imagination. A Angers par exemple, une ancienne église a été restaurée et transformée en boîte de nuit, tout en conservant les spécificités de son architecture. Bar, musique et boules à facettes : si la Chapelle a perdu toute vocation religieuse, elle est redevenue un lieu phare de la ville aujourd’hui. Une reconversion du patrimoine qui se transforme parfois en projet de vie : dans l’Yonne, un couple a passé des années à restaurer une église désaffectée pour en faire leur maison.   Pourquoi les journées du patrimoine sont-elles si populaires auprès  des Français ? Chargé de sauver le patrimoine français dans les territoires, Stéphane Bern viendra-t-il à bout de sa mission ? Comment peut-on donner une seconde vie aux monuments historiques ?     Invités :     Gérard-François DUMONT – Géographe, auteur de "Les territoires français : diagnostic et gouvernance"   Bruno FULIGNI – Historien, auteur de "Tour du monde à travers la France inconnue"   Claire BOMMELAER – Grand reporter au service culture du Figaro   Jérôme FOURQUET – Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP
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      Macron/Orban : le duel qui divise l'Europe

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      Le Parlement européen a déclenché mercredi une procédure de sanction très rare contre l’un des États membres : la Hongrie. Le pays dirigé par Viktor Orbán est accusé de transgresser les droits de l’homme et les valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne. Si la majorité des eurodéputés a voté pour, cette première étape reste surtout symbolique : l’approbation à l’unanimité du conseil européen est ensuite nécessaire pour que les sanctions soient appliquées. Et la partie est loin d’être gagnée puisque la Hongrie peut compter sur son alliée, la Pologne, qui a d’ores et déjà annoncé son opposition à la sanction. Dans les rangs du PPE, le Parti populaire européen de droite dont Viktor Orbán fait partie, ce vote a semé le doute. Faut-il stigmatiser le parti hongrois Fidesz pour ses dérives ? Le PPE peut-il fermer les yeux sur ses actes ? Mais le résultat du vote est sans appel : la droite européenne, famille politique majoritaire au Parlement, a finalement décidé de tourner le dos à l’un de ses membres.   Autrefois figure de la rébellion anti-communiste, avide de démocratie, aujourd’hui Premier ministre populiste, peu soucieux des droits de l’homme : Viktor Orbán a enfilé différents costumes au fil de sa vie politique. Après huit années au pouvoir et trente ans à la tête du Fidesz, son parti créé alors qu’il était encore étudiant, Orbán a conquis son pays et se dirige vers un troisième mandat consécutif. Malgré des lois controversées et décriées par l’Union européenne, notamment sur l’immigration et l’IVG, sa popularité perdure dans le pays grâce à un taux de chômage bas et une bonne croissance économique. Mais ses idées eurosceptiques et les dérives de son système politique ont fait du Premier ministre hongrois la bête noire de l’Union européenne.   Face au désaveu de la droite européenne devant le Parlement, sur quels alliés Viktor Orbán peut-il encore compter ? Même le chancelier autrichien Sebastian Kurz, pourtant proche de sa ligne politique, a lâché le Premier ministre hongrois. Mais au sein du PPE, 58 eurodéputés ont refusé les sanctions de l’Union européenne à l’encontre de Budapest. Orbán peut aussi compter sur l’Italie et son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, avec qui il souhaite monter un front anti-immigration. Une fédération des populistes également rêvée par l’ex-conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, qui a rencontré cet été plusieurs dirigeants de droite européens, alors que les élections de 2019 approchent.   Que risque la Hongrie si les sanctions de l’Union européenne sont approuvées ? Viktor Orbán sera-t-il affaibli par ce revers européen ? Qui sont les alliés politiques de la Hongrie ?   Invités :   - Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman   - François Clémenceau,Rédacteur en chef au Journal du dimanche   - Clémentine Forissier, Rédactrice en chef du journal en ligne Contexte, spécialiste des questions européennes   - Charles Haquet, Grand reporter à l’Express

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      Le Parlement européen a déclenché mercredi une procédure de sanction très rare contre l’un des États membres : la Hongrie. Le pays dirigé par Viktor Orbán est accusé de transgresser les droits de l’homme et les valeurs démocratiques fondatrices de l’Union européenne. Si la majorité des eurodéputés a voté pour, cette première étape reste surtout symbolique : l’approbation à l’unanimité du conseil européen est ensuite nécessaire pour que les sanctions soient appliquées. Et la partie est loin d’être gagnée puisque la Hongrie peut compter sur son alliée, la Pologne, qui a d’ores et déjà annoncé son opposition à la sanction. Dans les rangs du PPE, le Parti populaire européen de droite dont Viktor Orbán fait partie, ce vote a semé le doute. Faut-il stigmatiser le parti hongrois Fidesz pour ses dérives ? Le PPE peut-il fermer les yeux sur ses actes ? Mais le résultat du vote est sans appel : la droite européenne, famille politique majoritaire au Parlement, a finalement décidé de tourner le dos à l’un de ses membres.   Autrefois figure de la rébellion anti-communiste, avide de démocratie, aujourd’hui Premier ministre populiste, peu soucieux des droits de l’homme : Viktor Orbán a enfilé différents costumes au fil de sa vie politique. Après huit années au pouvoir et trente ans à la tête du Fidesz, son parti créé alors qu’il était encore étudiant, Orbán a conquis son pays et se dirige vers un troisième mandat consécutif. Malgré des lois controversées et décriées par l’Union européenne, notamment sur l’immigration et l’IVG, sa popularité perdure dans le pays grâce à un taux de chômage bas et une bonne croissance économique. Mais ses idées eurosceptiques et les dérives de son système politique ont fait du Premier ministre hongrois la bête noire de l’Union européenne.   Face au désaveu de la droite européenne devant le Parlement, sur quels alliés Viktor Orbán peut-il encore compter ? Même le chancelier autrichien Sebastian Kurz, pourtant proche de sa ligne politique, a lâché le Premier ministre hongrois. Mais au sein du PPE, 58 eurodéputés ont refusé les sanctions de l’Union européenne à l’encontre de Budapest. Orbán peut aussi compter sur l’Italie et son ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, avec qui il souhaite monter un front anti-immigration. Une fédération des populistes également rêvée par l’ex-conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, qui a rencontré cet été plusieurs dirigeants de droite européens, alors que les élections de 2019 approchent.   Que risque la Hongrie si les sanctions de l’Union européenne sont approuvées ? Viktor Orbán sera-t-il affaibli par ce revers européen ? Qui sont les alliés politiques de la Hongrie ?   Invités :   - Jean-Dominique Giuliani, Président de la Fondation Robert Schuman   - François Clémenceau,Rédacteur en chef au Journal du dimanche   - Clémentine Forissier, Rédactrice en chef du journal en ligne Contexte, spécialiste des questions européennes   - Charles Haquet, Grand reporter à l’Express
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