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  • Les bandes, le quartier et moi en replay (1 vidéo)

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      Les bandes, le quartier et moi

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      Atisso Médessou a grandi à Evry et à Courcouronnes, dans l’Essonne. Après avoir vécu dans les quartiers populaires des Pyramides et du Canal, il éprouve le besoin de mieux comprendre le monde dans lequel, durant toutes ces années, il a évolué. Pendant un an, il pose donc sa caméra à Evry et à Courcouronnes et choisit d’y rencontrer les groupes de jeunes qui s’y constituent. En interrogeant le maire de la ville, les habitants, les adolescents et leurs parents, il tente de saisir de quelle manière ces bandes se forment, vivent et s’organisent. 

      Au cours de sa patiente enquête sociologique, Atisso Médessou révèle un monde à l’intérieur duquel se dressent des frontières invisibles entre quartiers limitrophes, un monde où, en fonction de l’endroit où l’on habite, le supermarché ou le fast-food deviennent des territoires ennemis où il ne vaut mieux pas s’aventurer. A ces groupes fermés, régis par des codes précis, il est impossible d’échapper. La guerre qui se joue au pied des immeubles ou au coin de la rue ne le permet pas. Tout simplement parce que les rivalités entre quartiers sont une réalité à laquelle les jeunes doivent quotidiennement faire face. Les bandes qui se défient s’affrontent violemment, ne craignant pas d’avoir recours aux armes. D’un côté comme de l’autre, on compte des morts. 

      Mais pourquoi tant de haine ? Pour le sociologue Marwan Mohammed, interrogé dans le film, « ces embrouilles s’intègrent dans un champ de réputations, très informel, où il s’agit de faire parler de soi, de son groupe ou de son quartier. Et la réputation liée aux embrouilles apporte un certain statut social que personne, à ce moment-là, n’arrive à leur apporter. […] Une fois qu’ils ont fait parler d’eux, c’est du prestige, c’est du pouvoir, c’est de l’estime de soi ». Malheureusement, l’engrenage est difficile à arrêter. 


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      Atisso Médessou a grandi à Evry et à Courcouronnes, dans l’Essonne. Après avoir vécu dans les quartiers populaires des Pyramides et du Canal, il éprouve le besoin de mieux comprendre le monde dans lequel, durant toutes ces années, il a évolué. Pendant un an, il pose donc sa caméra à Evry et à Courcouronnes et choisit d’y rencontrer les groupes de jeunes qui s’y constituent. En interrogeant le maire de la ville, les habitants, les adolescents et leurs parents, il tente de saisir de quelle manière ces bandes se forment, vivent et s’organisent. 

      Au cours de sa patiente enquête sociologique, Atisso Médessou révèle un monde à l’intérieur duquel se dressent des frontières invisibles entre quartiers limitrophes, un monde où, en fonction de l’endroit où l’on habite, le supermarché ou le fast-food deviennent des territoires ennemis où il ne vaut mieux pas s’aventurer. A ces groupes fermés, régis par des codes précis, il est impossible d’échapper. La guerre qui se joue au pied des immeubles ou au coin de la rue ne le permet pas. Tout simplement parce que les rivalités entre quartiers sont une réalité à laquelle les jeunes doivent quotidiennement faire face. Les bandes qui se défient s’affrontent violemment, ne craignant pas d’avoir recours aux armes. D’un côté comme de l’autre, on compte des morts. 

      Mais pourquoi tant de haine ? Pour le sociologue Marwan Mohammed, interrogé dans le film, « ces embrouilles s’intègrent dans un champ de réputations, très informel, où il s’agit de faire parler de soi, de son groupe ou de son quartier. Et la réputation liée aux embrouilles apporte un certain statut social que personne, à ce moment-là, n’arrive à leur apporter. […] Une fois qu’ils ont fait parler d’eux, c’est du prestige, c’est du pouvoir, c’est de l’estime de soi ». Malheureusement, l’engrenage est difficile à arrêter. 


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